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Traduction/Translation

mercredi 15 avril 2015

Le GIEC Trop Conservateur?


Article original par SamCarana et Adam Randall Merci pour leur travail et de l'accord donné pour la traduction.
Article original :
http://arctic-news.blogspot.ca/2014/11/ipcc-too-conservative.html


     Mise à jour : 1er décembre 2015 

David Wasdell, Le Directeur du  Apollo-Gaia Project affirme que le GIEC ne tient compte que des rétroactions rapides du système climatique. Selon ses estimations, à partir des conditions initiales actuelles,  une fois tous les effets amplificateurs de toutes les rétroactions climatiques déduites selon les modèles historiques que nous connaissons très bien. Nous pouvons déduire le niveau de réchauffement globale depuis les conditions actuelles, nous connaissons le total des effets, ce qui  demeure méconnu, ce sont les détails de la cinquantaine de rétractions identifiées à ce jour.

Selon cette approche, une fois le total des rétroactions amplificatrices atteint, la réchauffement global moyen sera de plus de 6°C. À ce niveau, il faut savoir que toute la chaine alimentaire se sera écroulée, sauf peut-être en quelques rares endroits et la production d'oxygène par le phytoplancton et du règne végétal terrestre déclinera. L'avenir est vraiment très sombre pour la Vie sur Terre comme nous la connaissons. 

Il y a ici Apollo-Gaia Project une présentation en format PDF, et donc traduisible ainsi qu'une vidéo, en Anglais qui contient le même texte et les mêmes illustrations que la version PDF. C'est un peu ardu, mais pas  impossible à comprendre avec l'effort et la répétitions ;-)

Par rapport au GIEC, la réalité suggère son propre point de vue : en général elle a 60% d'avance sur les prévisions du GIEC. De toute évidence, nous allons atteindre les 2°C de réchauffement en 2036, et non en 2050, la Circulation thermohaline s'est ralentie en 2015 et non après 2100, l'océan Arctique sera libre de glace à la fin de l'été d'ici 2020 et non pas avant 2050...

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En novembre 2014, le Groupe d'Experts Intergouvernementaux sur l'Évolution du Climat, le GIEC sous l'égide de l'ONU, a publié son 5ième rapport d'évaluation (AR5) qui stipule :
« nous prévoyons que la température en surface va continuer de grimper pendant le 21ième siècle peut importe les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre envisagés. Il est fortement probable que des vagues de chaleurs seront plus fréquentes et dureront plus longtemps et que des précipitations extrêmes seront plus fortes et fréquentes dans plusieurs régions. Les océans continueront de se réchauffer et de s'acidifier et leur niveau continuera de grimper sur tout le globe.

Plusieurs aspects du climat et des impacts associés continueront à se manifester pour des siècles, même si les émissions de cause humaine étaient stoppées. Des risques de changements abrupts et irréversibles s'accroissent à mesure que le réchauffement s'amplifie. »
Cela paraît effrayant. Mais, que se passerait-il si ces prévisions étaient trop conservatrices? Est-ce possible que l'Humanité avec un grand nombre d'autres espèces vivantes s'éteignent d'ici quelques décennies?
Quelles sont les chances pour que cela se produise? Ci-bas, une évaluation accompagnée de graphiques produits par Sam Carana et adaptés par le présent traducteur.
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1. Réchauffement des océans

Ce que dit le GIEC :




Ci dessous, graphique produit par Sam Carana appuyé sur des données du NOAA (Administration Nationale Océanique et Atmosphérique – USA) Pour une base accrue, voir cet article antérieur.
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2.
Montée du Niveau des océans


L'image ci dessous montre ce que dit le GIEC.


Si la température des océans continue de grimper, l'expansion thermique de l'eau à elle seule occasionnera une hausse du niveau des mers plus importante que prévue par le GIEC. Par surcroît, la fonte considérable de la glace terrestre au Groenland et en Antarctique résultera en une hausse encore plus accrue du niveau des océans. Ci dessous, un nouveau graphique de la hausse du niveau des mers produit par Sam Carana et appuyé sur des observations et données plus récentes de la NASA/GSFC (Centre des Vols Spatiaux de Goddard – USA), comme discuté dans cet article antérieur.

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3.
Glace Maritime de l'Océan Arctique

L'image ci-dessous montre ce que dit le GIEC.




Comme démontré dans le graphique ci-dessous produit par Sam Carana; si la température océanique continue de monter, la couverture de glace maritime va disparaître beaucoup plus tôt que prévu par le GIEC. Une ligne de tendances exponentielle basée sur les observations du volume de glace maritime, démontre qu'elle peut disparaître dès 2019, alors que sa disparition en 2015 demeure dans la marge de confiance de 5% de probabilités due à la variabilité naturelle du système climatique.

[NDT: des observations plus récentes ( jusqu'à avril 2015) montrent une baisse accrue de la couverture de glace maritime sur l'Arctique. Si cette tendance se maintient, et il est très apparent que ce sera le bien le cas, on doit s'attendre à ce que l'océan Arctique soit libre de glace en septembre 2015 ; causant ainsi une accélération sur les Changements Climatiques, dont nous ferons état dans un prochain article]


Une tendance linéaire serait trompeuse si on considère les impacts des rétroactions (feedbacks) car on doit s'attendre à ce que chacune des ces rétroactions accroîtra le déclin de la glace maritime alors que de plus, il peut y avoir des interactions entre ces rétroactions accélérant d'avantage la décroissance de la couverture de la glace maritime. Par exemple, le changement de l'albédo(FR) est une des ces rétroactions, mais il y en a nombre d'autre comme les tempêtes qui peuvent devenir plus forte à mesure que la surface en eaux libres de glace augmente, brisant la glace et la rendant ainsi plus facile à fondre.

En conclusion, une ligne de tendance exponentielle est plus appropriée qu'une qui soit linéaire, comme démontré dans le graphique ci-dessus, qui montre 9 années hors zone selon une tendance linéaire versus seulement 4 pour une tendance calculée exponentiellement ; comme discuté sur la page de la FAQ.

Un déclin rapide de la couverture de neige et de glace au sol aux latitudes Nordiques est en outre soutenu par la croissance rapide des températures de surface sur l'Arctique, aussi bien que par l'intensification des vagues de chaleur. Ci-dessous est ce qu'en dit le GIEC.


Avant de discuter plus avant les températures de surface, jetons un œil sur une des rétroactions qui pourraient grandement amplifier les températures : le méthane (CH4). 
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4. Méthane

Il apparaît clairement que le GIEC sous-estime la quantité de méthane [et le risque qu'il représente] contenu dans les sédiments sous le fond marin de l'océan Arctique et susceptible de s'échapper à mesure que monte la température comme décrit dans cet article précédent et dans celui-ci.




L'image ci-dessous est fondée sur les données du GIEC et l'Organisation Météorologique Mondial (OMM) avec des observations ajoutées depuis une image satellitaire du MetOp appartenant à la NOAA qui illustre la montée récente des niveaux de méthane et le risque que les niveaux de méthane continueront de grimper rapidement.Lorsque visualisé sur une échelle de temps plus longue, l'image du dessus s'imbrique dans le carré noir de l'image ci-dessous.




 À mesure que s’accroît la température de 'Arctique et qu'il s'accélère à cause de rétroactions, tel que le déclin de couverture de glace maritime, d'importantes éruptions de méthane enfouies dans le fond marin menacent de faire grimper davantage la concentration de ce puissant gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Le graphique ci-dessous montre une hausse exponentielle de fuites de méthane, et cela uniquement selon les données géologiques du Plateau Arctique Sibérien Orientale (PASO), tel que décrit dans cet article précédent.

[NDT. Le PASO ne se trouve qu'à 50 mètres sous la surface de l'océan et est donc facilement sujet à relâcher du méthane puisque facilement accessible par l'eau plus chaude. Ce méthane congelé est connu sous le nom d'Hydrates de méthane]
 


Un croissance non-linéaire est supportée par le fait que la durée de vie du méthane s'allonge à mesure qu'augmente la quantité de méthane dans l'atmosphère.
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5. Températures de Surface

Le GIEC anticipe que, dans le pire des cas, la température moyenne globale pourrait grimper de 13°C pour l'an 2300, tel que démontré dans le graphique ci-dessous.
 
 
La situation pourrait être bien pire que prévue par le GIEC à cause de la non-linéarité des rétroactions qui peuvent amplifier de beaucoup la hausse des températures.
 
 
La menace est que de telles hausses de température vont d'abord apparaître sur des zones sensibles de l'Arctique, et ensuite autour du globe, en résultera des variations de température immenses qui pourraient résulter à l'épuisement de nourriture, d'eau douce comme amplement démontrer dans l'image ci-haut d'un article précédent, et de l'image ci dessous d'un autre article précédent.
 
  
La situation est des plus  alarmante et exige un plan d'ensemble avec des actions efficaces et urgentes, telles que décrites sur le blogue du plan climatique.
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NOTES :
1 – Toutes les références externes sont en Anglais sauf si marquées (FR)
2 Ici, sur http://leclimatoblogue.blogspot.ca/ nous ne sommes pas des scientifiques mais  comprenons les principes Physique. Nous avons fait de notre mieux pour traduire correctement ; des erreurs peuvent s'être glissées.

3 Vous pouvez nous laisser des questions et nous ferons de notre mieux pour répondre ou pour trouver la bonne réponse chez nos sources.
4 Si vous trouvez ces nouvelles troublantes, nous aussi! Nous croyons que des gens sérieux et responsables avaient fait le travail convenablement, mais ce n'est apparemment pas le cas. C'est pour cette raison que nos sources, de vrais scientifiques expérimentés, se sont regroupées et se sont mis au travail avec le plus grand sérieux et dès que possible. Ils essaient de se faire entendre, et nous joignons nos voix aux leurs.
5 Le groupe AMEG, pour Arctic Methane Emergency Group a fait parvenir plusieurs missives aux plus hautes instances et ce, à quelques reprises sur le très grand risque que représente les hydrates de méthane enfouis sous l'Arctique, et en particulier les plus vulnérables, ceux à 50 mètres de fond ou moins situé sur le Plateau Arctique Sibérien Orientale, sans avoir été pris au sérieux. De nos jours, il semble qu'il soit quasi impossible de dissocier sciences climatiques de pressions politiques et donc corporatistes.
6 – Pourquoi j'ai débuté par traduire cet article? Outre son importance sur l'urgence de la situation des Changements Climatiques, c'est un des premiers que j'ai rencontré qui m'a vraiment ouvert les yeux et de les maintenir ouverts à chaque jour.


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« Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue. »


 Albert Einstein