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lundi 7 septembre 2026

Tragédies Océaniques — Le climat s'est emballé et ce n'est pas un cadeau (Partie 1)

Acidification et les complications SRM  (Gestion du rayonnement solaire)

Je pense qu’il devrait y avoir 4 parties à cet article, si tout va assez bien… 

Abréviations pour cet article :
D I C : (Carbone Inorganique Dissout (c’est le CO₂))
S R M : Gestion du rayonnement solaire. Pour cet article signifie l’injection de SO₂ (dioxyde de souffre) à l’altitude à laquelle vole les avions de ligne. Rien ne permet d’aller plus haut pour en répandre suffisamment, au moins à notre époque.
Ω : ratio

Conclusion pour les gens pressés : la géo-ingénierie ne sauvera rien et va aggraver les problèmes malgré un possible soulagement temporaire ne concernant que la chaleur excessive. C’est ce que le système politico-économique permet, rien de plus.

Les deux menaces : la température et la chimie

L’océan absorbe 91 % de l’excès de chaleur emprisonné par les gaz à effet de serre et ~29 % du CO₂ anthropique (État du climat mondial, 2025).
Ce ne sont pas des problèmes distincts. Il s’agit du même problème, l’excès de CO2, exprimé en deux variables : la température et la chimie.

Chaleur → stress thermique, stratification, désoxygénation, blanchissement des coraux. 

CO₂ plus H₂O = acide carbonique ( #acidification), donc baisse du pH → l'eau de mer contient du carbonate de calcium. Eau de mer plus calcium = «aragonite». 
Les organismes (coraux, plancton, "coquillages (crustacés et mollusques)" s'en servent pour faire leurs coquilles et l'acidification retire ce carbonate de l'eau.

Résultat : les organismes ne peuvent plus fabriquer leur coquille, et quand l'acidification atteint un certain niveau, la coquille finit par se dissoudre.

Ω (Ratio) → échec de calcification. Le rythme actuel d’acidification est 10 fois plus rapide que n’importe quelle période des 55 millions d’années précédentes. 

👉Une autre étude mentionne que ce taux n’a jamais été égalé en 300 millions d’années, même pas lors de la plus grande extinction massivesà liée à un excès de CO₂ , qui cause réchauffement plus acidification.

NOTE : Même les sols s'acidifient (CO₂ dissous dans l'eau du sol = acide carbonique → baisse du pH), avec pour conséquence la libération d'aluminium soluble, toxique pour les racines, et une diminution de la disponibilité du phosphore.

Au cours des dernières 250 années, et plus particulièrement des récentes décennies, le pH de surface est passé de 8,21 à 8,10 (plus le chiffre est bas, plus c’est acide) — soit une augmentation de 30 % de l’acidité sur l’échelle logarithmique. Le DIC atteint limite planétaire de l'acidification des océans (définie par l'état de saturation de l'aragonite) a été franchie.
(PIK) Potsdam Institute for Climate Impact Research (en allemand : Potsdam-Institut für Klimafolgenforschung).

L'effondrement du plancton 

C’est là que les deux menaces convergent vers un basculement de phase biologique : (Le Phytoplancton (génère via la photosynthèse au moins 50% de l’oxygène essentiel à la vie). La  biomasse du Phytoplancton de l'Atlantique Nord est en baisse de ~2 % par an sur 60 ans (Dalhousie, 2025). 

Phytoplancton (végétal). La chlorophylle (couleur verte) marine mondiale (indicateur de biomasse) est en déclin depuis deux décennies, en particulier dans les zones côtières (Mongabay, novembre 2025).

L’océan perd sa « verdure » (Inside Climate News, janvier 2026). 

Brillante éclosion de phytoplancton dans la mer Baltique https://naturalhazards.nasa.gov/images/154086/a-swirl-of-a-day-for-phytoplankton

Déclin alarmant du phytoplancton

Le chiffre de Nature 2025 −7,4 % (observé) vs. −2,99 % (projeté)  Le chiffre qui frappe : l'observation a déjà dépassé le pire scénario.  

Non, je ne m'attendais vraiment pas à ça 😲 

Les taux de croissance des espèces clés chutent jusqu’à 30 % pendant les mois d’été équatoriaux en raison de la seule acidification (Science, 2025).


 
 Le Super El Nino affecte le Phytoplancton. NASA : Compaparaison entre Juin 2025 et Juin 2026 
Lien ers l'aricle  https://science.nasa.gov/earth/earth-observatory/el-nino-alters-marine-life-in-the-pacific/ 

Zooplancton (animal). Passage de copépodes omnivores riches en carbone à des types gélatineux filtreurs et carnivores (Nature, 2023). La chaîne alimentaire ne fait pas que se réduire — elle change de type. C'est un basculement.

Copépodes (groupe de très petits crustacés) 
https://www.istockphoto.com/photos/zooplankton

Tous les animaux mangent des plantes, ou bouffe des animaux qui en ont mangé

La base est remplacée par une voie détritivore–bactérivore soutenue par la décomposition (Frontiers in Marine Science, 2026).

Conséquence : Diminution de la biomasse des petits poissons pélagiques, notamment dans les régions tropicales. La pompe à carbone qui séquestre le CO₂ s’affaiblit.

Donc quand on parle de ~130 Tg S/yr d'émissions industrielles de SO₂, c'est 130 millions de tonnes de soufre par an. Et les 10–20 Tg S/yr de SRM, c'est 10 à 20 millions de tonnes.

La vie sur cette planète est toujours en équilibre précaire, sur terre, dans les mers, lacs et rivières

Le problème critique que masque le SRM

Le réchauffement est problématique, oui, mais le problème est le CO2 (et autres gaz à effet de serre).
Le SRM masquera 1° à 2 °C de réchauffement, ce qui paraît souhaitable (mais c'est encore du marketing, de la relation publique pour donner une illusion... d'espoir.)

Les médias nous racontent que le problème est la température (ce qu'ils doivent faire, c'est le système qui les contraint)
Mais ce que la Gestion du Rayonnement Solaire fait à la chimie, à la base de la chaîne alimentaire marine, cela accélère la chute du pH à la surface des plans d’eau et océans et la mort des océans. 

Effet sur les planctons et crustacés

Variable

Effet du SRM

Pourquoi

Stabilité des coquilles

(Ω) (Ratio) Chute plus rapide

L'eau plus froide dissout plus de CO₂ → moins de carbonate disponible → les coquillages fondent plus vite

pH en profondeur

Baisse plus rapide

Le refroidissement renforce la circulation océanique → elle pompe plus de CO₂ vers les profondeurs

Rythme de construction des coquilles

Ralentissement plus fort

L'eau froide réduit la capacité des organismes à construire (en plus de la baisse de stabilité)

Tampon CO₂ océanique

Diminution plus rapide du pH

L'acidification consomme le tampon → l'océan absorbe de moins en moins de CO₂ → le reste part dans l'air


Le CO₂ qui n'est plus capturé par les océans accroît le réchauffement global

Coquillage endommagé par l'acidification

Coquillage dans de l'eau de plus en plus acide, ce qui provoque sa détérioration

Les mécanisme (Jin et al. 2022, Advances in Climate Change Research) : le refroidissement induit par SRM  augmente la solubilité du CO₂ (loi de Henry)

« Le CO₂ se dissout plus facilement dans l’eau plus froide.

Donc quand on parle de ~130 Tg S/yr d'émissions industrielles de SO₂  C'est 130 millions de tonnes de soufre par an. Et les 10–20 Tg S/yr de SRM, c'est 10 à 20 millions de tonnes.

Cela va annuler tout avantage du SRM  sur le cycle du carbone et conduirait à une acidité accrue à de plus grandes profondeurs océaniques.

Le nouvel indicateur γO₂ C (coefficient d'absorption du CO₂) (Nature, 2025) quantifie la capacité d'absorption : déjà en baisse de 13 % depuis 1992, elle devrait chuter de 70 % d'ici 2100 en poursuivant la trajectoire actuelle des émissions de CO₂ (que rien ne semble pouvoir changer), avec 61,5 % des régions océaniques mondiales en dessous du seuil critique. 

Sous l’effet de la Gestion du Rayonnement Solaire, le refroidissement accélère l’absorption du DIC, ce qui accélère la perte de tampon. La capacité de l’océan à absorber le CO₂ ne diminue pas seulement — elle est épuisée plus rapidement par l’intervention même destinée à le sauver. 

L'angle des DIC (Carbone Inorganique Dissout) : rappel sur les pluies acides. 

L’injection de SO₂ produit également des aérosols d’acide sulfurique qui se déposent à la surface sur 1–2 ans. L'addition en régime permanent (~10–20 Tg S/an) est faible par rapport au SO₂ industriel actuel (~130 Tg S/an), mais : Changements de répartition : dépôts préférentiels aux hautes latitudes (régions où les pluies acides sont actuellement faibles) Choc de terminaison : arrêt brutal → impulsion de dépôt acide, pas un filet constant Dépôts acides dans les océans : l'acidification des océans dans un contexte de géo-ingénierie (2012, Phil. Trans. R. Soc. B) signale « l'effet de la diminution du pH des précipitations » comme un contributeur supplémentaire, bien que léger, d'OA provenant du SRM  à base de sulfate L'acidification des océans due aux SRM  à base de sulfate a un impact sur le plancton

L'argument central Le débat sur le SRM  porte sur la température. L’océan est en train de mourir de chimie. Les deux sont couplés, mais le couplage va à l’encontre du SRM  : l’intervention qui fixe le thermomètre accélère l’acidification. L’effondrement du plancton est déjà en cours. Le réseau alimentaire est déjà en train de changer de type. Le tampon est déjà 13 % plus faible. Et la seule intervention proposée pour « sauver » le système aggrave la chimie tout en améliorant le chiffre principal. 

Donc quand on parle de ~130 Tg S/yr d'émissions industrielles de SO₂, c'est 130 millions de tonnes de soufre an. Et les 10–20 Tg S/yr de SRM, c'est 10 à 20 millions de tonnes.

Le mortel sulfure d'hydrogène

Quand l'oxygène et le nitrate sont épuisés par la décomposition, les bactéries passent au sulfate. Le déchet de cette réaction est le sulfure d'hydrogène (H₂S), très toxique et mortel pour la quasi-totalité des organismes multicellulaires. C'est le H₂S qui fait la différence entre une zone "pauvre en oxygène" et une zone mortelle. 

Aujourd'hui, le H₂S est un problème côtier. Il sent, il tue les poissons, il fait ramper les homards sur le sable. Mais il ne traverse pas la plage. 

À l'échelle Permienne, l'océan entier était le problème. Le H₂S n'arrivait pas qu'à la côte, il était l'atmosphère. Les rares animaux terrestres qui ont survécu devaient être loin à l'intérieur des continents et protégés par des montagnes  et/ou vivaient dans des grottes ou des terriers la plupart du temps.

NOTE : Extinction Permien-Triasique il y a environ 252 Millions d’années. 

Surnommée «la Grande Mort» elle a tué 96% des espèces marines et 70% des vertébrés terrestres. Les survivants terrestres de la Grande Mort étaient petits. Le plus gros d'entre eux pesait quelques centaines de kilos. Les formes d'une tonne et plus ont toutes disparu. Le filtre a été la taille. 

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Sources

État du climat mondial 2025 (OMM/NOAA) — 29 % d'absorption de CO₂, 91 % de chaleur

Jin et al. 2022, Adv. Recherche sur le changement climatique — SRM  → DIC → mécanisme Ω (ratio) 

SRM 360,  Le SRM  ne peut pas lutter contre l'acidification des océans (Ça ne peut que l’accélérer)  » (novembre 2025) 

Nature, 2023 (s41558-023-01630-7) — déplacements du zooplancton, baisse de la qualité des aliments Dalhousie/PLOS One, 2025 — 2 %/an de déclin du phytoplancton, 60 ans 

Mongabay, novembre 2025 — déclin mondial de la chlorophylle (indicateur du phytoplancton marin, observations satellitaires)

Nature, indicateur 2025 (s43247-025-02380-4) — γCO₂, baisse de 13 % depuis 1992 (coefficient d'absorption du CO₂)

Science, 2025 — déclin du taux de croissance du phytoplancton sous acidification; bilan de santé planétaire 

PIK (Potsdam Institute for Climate Impact Research (en allemand : Potsdam-Institut für Klimafolgenforschung) — limite franchie 

NOAA NCEI — capacité tampon −34 % d'ici 2100 (RCP8.5) L'acidification des océans dans un contexte de géo-ingénierie, Phil. Trans. R. Soc. B, 2012 — SO₂ → pH des précipitations

Ocean Acidification in a Geoengineering Context, Phil.  Trans. R. Soc. B, 2012 — SO₂ → precipitation pH

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vendredi 4 septembre 2026

Ce que le pic de méthane (1 936 Parties par Milliard) dit sur le système climatique = Accélération du réchauffement

Convention : ppM = parties par Milliard (et non pas par million)

Quand le méthane a-t-il atteint 1 936 ppM niveau pour la dernière fois ? 

Actuel : ~1 936 parties par Milliard (moyenne annuelle 2025, NOAA).

Préindustriel : ~722 ppM. Cela représente 2,7 fois plus que le taux préindustriel. 

Au cours des 800 000 ans d’enregistrement des carottes de glace (la plus longue mesure directe du méthane dont nous disposons), le méthane atmosphérique n’a jamais été aussi élevé. Les niveaux naturels les plus élevés se sont produits pendant les interglaciaires chauds (comme l'Éémien, il y a ~125 000 ans) et ont culminé à environ 750–800 ppM. Nous sommes désormais à plus de 2,4 fois au-dessus du pic naturel le plus chaud de tout ce record.

En remontant plus loin, jusqu'au Pliocène (il y a 3–5 millions d'années), certaines reconstructions basées sur des modèles suggèrent que le méthane pourrait avoir été dans la gamme 1 000 à 1 500 ppM, mais ce sont des estimations indirectes à partir d'isotopes agglomérés de carbonate et d'autres proxys — pas de mesures directes. 

Les trois principales sources anthropiques de méthane

Conformément au Rapport sur l'état mondial du méthane 2025 (CCAC/PNUE) et au Suivi mondial du méthane 2025 de l'AIE : Par secteur.

Agriculture ~42 % Fermentation entérique (éructations de vaches), rizières, gestion du fumier. Il y a environ 1,6 milliard de bovinés dans les élevages sur Terre.

Les rizières sont celles que les gens  oublient. Les rizières continuellement inondées sont des environnements anaérobies où les méthanogènes produisent du CH₄ directement à partir de la matière organique en décomposition. Avec ~160 millions d'hectares de rizières inondées dans le monde (principalement en Asie), il s'agit d'une source massive et continue. 
Globalement, c'est environ 35 à 40 millions de tonnes de CH4 annuellement. 

Énergie (combustibles fossiles) ~38 % Fuites de production/transport de pétrole et de gaz, extraction de charbon, puits abandonnés, combustion incomplète de biomasse.

Il y a environ 4 millions de ces puits de pétrole od de gaz naturel abandonnés aux USA
et 790 000 au Canada.

Cette boucle d'animation montre les détections mensuelles de torches de gaz naturel provenant de VIIRS Nightfire dans le bassin permien (Texas) de 2012 à 2022. Le bassin permien, un grand bassin sédimentaire situé dans la région sud-ouest des États-Unis, est le champ pétrolier le plus productif aux USAs. L'animation montre une augmentation de l'activité des éruptions sur la période spécifiée. Source : Groupe d'observation de la Terre.

Déchets ~20 % Décharges (décomposition anaérobie), traitement des eaux usées.

Ces trois-là représentent ~90 % de tout le méthane anthropique. Les ~10 % restants sont des procédés industriels (ciment, fer/acier) et d'autres sources mineures. 

Le classement est donc le suivant: 

Agriculture
(~40-45%) = ruminants d'élevage + riz + fumier.
Combustibles fossiles (~34-35 %) = fuites de pétrole/gaz, mines de charbon, puits abandonnés 
Déchets (~17-20 %) = décharges, eaux usées. 

Le budget mondial du méthane 2024 le dit explicitement :

« Les émissions de méthane provenant des combustibles fossiles sont désormais comparables en taille aux émissions de méthane provenant des vaches et d’autres ruminants à l’échelle mondiale, mais les émissions globales provenant de l’agriculture et du secteur des déchets restent environ deux fois supérieures à celles associées aux combustibles fossiles. »
C'est donc : rots de vache + fuites de combustibles fossiles. Mais si l’on ajoute du riz et du fumier aux vaches, l’agriculture prend le dessus. 

Le titre « les rots de vache sont n°1 » est une simplification. La véritable histoire, ce sont les rots + le riz + le fumier > les fuites + le charbon + les puits abandonnés... 

La question du pergélisol : 

l'AIE note que « le réchauffement climatique entraîne une augmentation des émissions provenant de sources naturelles telles que les zones humides » — et le dégel du pergélisol est la prochaine zone humide. Le 2,7 fois n’est pas seulement un problème d’émissions humaines. C'est un problème de boucle de rétroaction qui amplifie et accélère le réchauffement.

Plus le méthane (et les autres gaz à effet de serre) augmentent, plus le pergélisol dégèle, plus le méthane (et le CO2) est libéré, plus les émissions montent.

Note : le cercle Arctique, où le pergélisol réside en majeure partie, se réchauffe 4 fois plus rapidement que la moyenne globale, et cet écart va continuer de s’accroître.
Article: L'Arctique se réchauffe quatre fois plus rapidement que la moyenne globale

Pergélisol qui dégèle dans l'Arctique. Courtoisie NASA Jet Propulsion Lab

Le pergélisol stocke ~1 500 Gt de carbone organique. Quand ça dégèle, la majorité sort en CO₂ (surtout en conditions sèches).  Mais la fraction qui sort en CH₄ (espaces inondés, lacs de thermokarst, tourbières) est disproportionément dangereuse à cause du potentiel de réchauffement global.

Et la tendance est au CH₄ : plus le dégel avance, plus les conditions deviennent anaérobiques, plus le ratio CH₄/CO₂ monte.  Et même en refroidissement, le CH₄ diminue moins vite que le CO₂. La boucle de rétroaction est asymétrique.

Le méthane ne disparaît pas, il se transforme en CO2 et vapeur d’eau, 2 autres gaz à effet de serre.

En CO₂ et H₂O. La réaction est :

CH₄ + 2O₂ → CO₂ + 2H₂O

Stœchiométrie :

Masse molaire

CH₄ 16

CO₂ 44

H₂O 18

1 tonne de méthane (CH₄) devient 2,75 tonnes de CO₂ + 2 tonnes d'H₂O


Sources

https://www.noaa.gov/news-release/increase-in-atmospheric-methane-set-another-record-during-2021
https://www.methanelevels.org/
https://sustainability.stanford.edu/news/global-methane-emissions-soar-record-high

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samedi 22 juillet 2017

Les étapes du processus de la 6e extinction massive qui se déroule sous nos yeux... fermés

Nous sommes entrés de plein-pied dans l'âge des conséquences ; il n'est plus question de changements climatiques, mais de  "dérèglements climatiques".
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Vous venez peut-être d'apprendre que nous sommes en période d'extinction massive? Des médias de masse l'ont annoncé récemment mais ça fait longtemps que ceux qui observent la Vie dans son ensemble savent qu'elle décline de plus en plus rapidement, C'est nous, notre avidité et notre insouciance, qui avons amorcé cette 6e extinction massive de l'histoire de la vie pluricellulaire sur Terre...

On pourrait dire que cela a commencé avec le célèbre Dodo - c'est c'était un oiseau qui ne volait pas et habitait l'île Maurice, un peu à l'Est de Madagascar dans l'océan Indien. Les marins s'y arrêtaient pour principalement y faire des provisions de... viande de Dodo. L'extermination de cet oiseau s'est achevé vers 1662 alors que les premiers rapports (de source Hollandaise) de son existence remontent à 1598. En l'espace de seulement 64 ans, ce rare et étrange oiseau a été exterminé par l'homme.

Les tortues des Galâpagos ont aussi été massacrées pour les mêmes raisons. Avez-vous entendu parler de la tortue Georges le Solitaire?
Le célèbre Dodo Edwards, peint par Savery en 1626. Wikipedia Anglais
Un autre exemple, la Tourte voyageuse qui par centaines de milliers, noircissaient le ciel en Amérique du Nord. On estime leur nombre entre 3 et 5 milliards.
Source : https://fr.vikidia.org/wiki/Tourte_voyageuse

Cet oiseau, dont le nom est à l'origine du mot "tourtière" a lui aussi été exterminé très rapidement après l'arrivée massive d'Occidentaux sur le sol du continent Américain au 18e siècle. Le zoologiste Albert Hazen Wright signala en 1914 que la toute dernière représentante de l'espèce, une femelle baptisée Martha, était morte dans sa cage au zoo de Cincinnati dans l'Ohio le 1er de la même année : source Wikipédia Fr.

Ce n'est donc pas d’aujourd’hui que l'humanité extermine d'autres êtres vivants... quand elle ne les torture pas ; même les êtres de sa propre espèce. Vous êtes certain que notre intelligence est un si grand atout? À moins que ce soit parce que c'est moins compliqué de ne pas s'en servir = simplicité primaire.

Mais là, nous sommes définitivement en pleine période d'extinction massive et c'est connu depuis les années 1980. Selon les sources, le taux d'extinction actuel des espèces est aussi le des taux le plus rapide, plus rapide même qu'à l'extinction des dinosaures il y a 65 millions d'années, et qui a duré plus longtemps que le terrible impact, car d'une part, le climat se réchauffait déjà avant la météorite et leur extinction massive était déjà en cours. D'autre part, l'extinction s'est poursuivie longtemps après l'impact. Plusieurs espèces de mammifères, dont les humains, sont des descendants directs d'une espèce de rat qui a survécu à tout ça, car petit, adaptable et vivant dans des terriers.

Le taux actuel d'extinction est environ 100 à 1 000 fois plus rapide qu'il ne l'est en période normale ; de quoi nous donner à tous la chair de poule. Rappelons tout de même que 99% de toutes les espèces animales, végétales ou autres (vie pluricellulaire), depuis plus ou moins 550 millions d'années sont disparues. Aussi à lire

Quand la Vie a fait ses débuts, c'était apparemment des cyanobactéries qui, par photosynthèse, ont fait monter le taux d'oxygène : le comburant de la vie, le carburant étant évidemment les calories ingérées.
La 6e extinction massive n'est pas diffusée à la télé ;
celle-ci vous divertit : c'est plus rentable.
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Il y a eu 5 extinctions massives depuis les débuts de la vie pluricellulaire dans la Biosphère ; une coquille de seulement une vingtaine de Km d'épaisseur et qui renferme tout ce qui Vit sur notre planète. Nous sommes le seule et unique cause de la sixième extinction de masse de l'histoire de la Terre : celle qui est en cours et que nous avons aveuglément, parfois par aveuglement volontaire, initié.
Nous devons, à n'importe quel prix, faire marche arrière ; c'est la bourse ou la Vie.

11 Février 2016 – Des centaines de poissons morts s’échouent sur les plages de l’Île Maurice. On voit aussi ce genre d'événement de plus en plus souvent. les 2 causes les plus probables sont : empoisonnement causé par des éclosions d'algues toxiques qui peuvent entraîner la mort d'humains, principalement via des fruits de mer contaminés.

Morts massives d’animaux en 2016 : plus de 60 cas en seulement 6 semaines. Source en Français.

Liste de celles survenues en 2017, c'est en Anglais.

Outre les massacres du Dodo, des Tourtes  Voyageuses, des Tortues et de bien d'autres espèces que nous avons déjà exterminées par nos armes, il y a d'autres causes pour expliquer le déclin actuel.

La perte d'habitat et la surexploitation des ressources (pêche, déforestation, chasse...) en expliquent la plus grande part ; qu'on parle de poissons, d'insectes, de végétaux, d'amphibiens, de reptiles, de mammifères ou d'oiseaux.

La pollution de différentes sources (civile, chimique, agricole, industrielle, domestique) en explique une autre grande partie... jusqu'à ce jour, car le processus d'extinction lui aussi ne peut que s'accélérer si nous ne le freinons pas.

La hausse du niveau des océans conséquente au réchauffement climatique a emporté une rare espèce de grenouilles vivant sur une toute petite île en Australie et qui a été submergée en 2015.

La réduction de la couche d'ozone a aussi décimé des variétés de grenouilles et autres amphibiens, et qui sait quoi d'autres.

Nous savons que 80% du nombre d'insectes est disparu depuis une quarantaine d'années dans plusieurs régions et ce n'est certainement pas fini ; mais qui sait combien d'espèces manquent à l'appel?


Les pesticides sont évidemment parmi les causes principales avec la perte d'habitat ; mais peut-être aussi le réchauffement climatique est-il en cause? Les études scientifiques manquent... mais nous savons qu'abeilles et bourdons sont affectés par le réchauffement climatique. Même le printemps arrive de plus en plus tôt, et beaucoup plus tôt en Arctique et on nous dit que les fleurs naissent et meurent avant que des pollinisateurs sortent de leur hibernation...
Tango pour la survie d'espèces au tempo désynchronisé.

Le nombre d'individus de milliers d'espèces décroît rapidement, et tous sont concernés par la survie ; la nôtre, mais aussi celle de tous les autres. Si une espèce clé, tel le phytoplancton, les grands prédateurs ou les insectes pollinisateurs venaient à disparaître...
La Vie est un vaste et complexe système dans lequel tout dépend de tout ; ce n'est pas une chaîne alimentaire mais une toile dans laquelle si on coupe l'un des fils, tout le reste en est affaibli et risque de ne plus se tenir.

Nous décimons la vie océanique :
  • 80% du krill se l'Antarctique est disparu ; c'est la base alimentaire de plusieurs espèces, des baleines aux pingouins en passant par les poissons.
  • 40% du phytoplancton a lui aussi disparu, et en plus d'être à la base de toute la chaîne alimentaire océanique il produit 50% de l'oxygène indispensable à la Vie sur cette planète.
  • Les coraux, les écosystèmes les plus riches et importants se meurent à un rythme qui ne peut que susciter l'angoisse.
En 2048, et seulement à cause de la surpêche, les océans ne pourront plus supporter la pêche commerciale. Il faut savoir que les superchalutiers...
  1. rejettent 40% de leurs prises, mortes ou moribondes à la mer car soit ce ne sont pas les espèces recherchées, soit pas la taille recherchée
  2. 40% des poissons dans nos marchés et supermarchés ont été pêchés illégalement (braconnage)
  3. les superchalutiers détruisent les fonds océaniques, même à de très grandes profondeurs
  4. les superchalutiers ne représentent que 2% des pêcheurs mais attrapent pus de 90% des poissons
Le filet d'un super-chalutier est assez grand pour contenir 13 Jumbo Jets.
Pêche – Les ravages des navires usines (video)

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     Et les déchets nucléaires?

Près des côtes d’Europe reposent plus de 100 000 tonnes de déchets radioactifs oubliés. Des fûts remplis de ces déchets ont longtemps été jetés par-dessus bord. Le déversement en mer de déchets radioactifs est une pratique qui a été interdite mondialement en 1993. Cependant après cela, l’industrie nucléaire a fait construire des canalisations sous-marines pour évacuer ces mêmes déchets, toujours au large mais cette fois à l’abri des regards, ou presque. 
Lire la suite sur Mr. Mondialisation


Si Homer Simpsons travaillait dans une centrale nucléaire, c'était pour éduquer les téléspectateurs sur les risques du nucléaire.



À gauche, Bart et le très célèbre "Blinky", le poisson dont la centrale nucléaire de Mr. Burns et ses déchets ont transformé en un mutant.




Sans oublier ce que les Soviétiques ont coulé dans l'océan Arctique : des sous-marins nucléaires, des réacteurs nucléaires, des conteneurs pleins de déchets nucléaires (source en Anglais).

Mais ça, c'était avant 1993, année où une entente contre le déversement de déchets radioactifs a été signée. mais comme vous venez de le lire, d'autres moyens ont apparemment été élaborés.

Des rumeurs et des débris d'avion ont amené une équipe à visiter une île perdue au large de la Colombie Britannique et à enquêter sur l'écrasement, tenue secrète par les USA d'un de leurs bombardiers nucléaires "qui se serait écrasé en sol Canadien". Selon l'enquête (bidon), les témoignages recueillis auprès d'une des membres de l'équipage, des communications radio peu avant l’écrasement de l'appareil laissent planer un fort doute qu'il y aurait une bombe atomique à bord de ce bombardier B-36 Peacemaker. Le nom de code pour ce type d'incident est "Broken Arrow" et cet incident serait le premier "Broken Arrow" (bombe atomique perdue ou égarée de l'histoire).
Le B-36 Peacemaker
Date: 10 novembre 1950
Lieu: Québec, Canada
Un B-50 a jeté une bombe Mark 4 sur le fleuve Saint-Laurent près de Rivière-du-Loup, à environ 300 milles au nord-est de Montréal. L'HE de l'arme [explosif élevé] a explosé lors de l'impact. Bien que n'ayant pas son noyau essentiel de plutonium, l'explosion a dispersé près de 100 livres (45 kg) d'uranium.
L'avion a ensuite atterri en toute sécurité sur une base de l'armée de l'air des États-Unis dans le Maine (USA).
Mais ce site en Anglais, qui ne répertorie pas cet accident ou incident dont parle le documentaire, il y en aurait eu 32 autour du globe et non pas 60 comme les prétend le documentaire et je n'ai trouvé aucune source rapportant 60 "broken arrow". Il apparaît clairement que ce documentaire ait été réalisé par des "documenteurs" : le sensationnalisme se vend toujours mieux que la réalité.
Gare aux exagérations conspirationnistes : toujours vérifier et contre-vérifier.

Fukushima: de l’eau radioactive va être déversée dans l’océan Pacifique

Comme si ce n'était pas aussi "notre océan".
Dans un futur plus ou moins lointain, la radioactivité va se répandre dans les océans, car certains types de radioactivité ont une très longue demi-vie. Cette radioactivité causera des mutations et des cancers pendant des dizaines de milliers d'années ou plus.

Même suite à une extinction massive et la disparition de l'Humanité, nos déchets affecteront et influenceront la Vie pour des millions d'années à venir.

Un des scénarios les plus catastrophistes serait une montée trop rapide du niveau des océans, ce qui ferait faire Fukushima à plusieurs réacteurs qui sont pour la grande majorité, situé près du niveau des océans. Le record pour le démantèlement d'un réacteur est de 15 ans, mais ça, c'était en Europe...

De nos jours, il est courant de se faire dire que le démantèlement d'un réacteur peut prendre de 30 ans (France) et de plus de 40 ans (USA) ; mais c'est à la condition qu'il y ait des fonds disponibles.

Pauvre jeunesse qui devra payer pour tout ça... et qui devra tenter de résoudre les problèmes que nous savons que nous causons depuis au moins 50 ans.
Quelle foutue absence de lucidité!

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     Extinction massive initiée par un surplus de CO2

Ce n'est pas la première fois que ça se produirait sur Terre. Mais la Terre, si laissée à elle-même, nécessite de gigantesques éruptions volcaniques durant 20 milliers d'années pour faire grimper le taux de CO2 à un niveau provoquant une extinction massive par réchauffement climatique et aussi, par acidification des océans ; car le CO2 rend les océans acides. Actuellement, plus de 30 millions de tonnes de notre CO2 sont dissoutes dans les océans à chaque jour : c'est la cause de leur acidification.


     La végétation qui disparaît amène des famines

Quand la chaleur s'accroît l’agriculture devient de plus en plus difficile: sécheresses, inondations, météo chaotique, infestations de locustes ou autres insectes, etc.

La végétation naturelle aussi souffre, ce qui a un impact sur les populations des écosystèmes.

Le réchauffement global s'établit maintenant à près de 1,2°C, ce qui ne représente que 2,3% du total du réchauffement global. Tout le reste du réchauffement (98%) et ses impacts sont méconnus du grand public.
Par exemple, le réchauffement des sols (2,1%) sur les continents accélère l'assèchement des sols, réduit leur productivité et leur fait émettre du CO2.

Nous avons vu dans cet article antérieur que le réchauffement des océans s'accélère à un rythme époustouflant. Il atteint l'équivalent thermique de 12 bombes atomique comme celle que les élus Américains (encore eux) ont lancées sur Hiroshima à la seconde.

Le réchauffement provoque la désoxygénation des océans, une des premières étapes vers une extinction massive causée par trop de CO2 dans l'atmosphère, article antérieur.

Une autre première étape qui se produit en même temps que tout le reste, c'est l'acidification des océans, car environ 50% du CO2 que émis retombe dans les océans. Un autre puits de carbone déjà trop plein...

Les océans sont aujourd’hui de 30% à 40% plus acides depuis les années 1950 et cela a des impacts dévastateurs sur toutes les créatures qui forment une carapace de carbonate pour se protéger  (L'étude scientifique, en Anglais), car l'acidité rend la formation de ces coquilles plus difficile et c'est ce qui a causé à ce jour la disparition de 30% du phytoplancton de la planète et qui rend la vie si difficile pour les éleveurs de mollusques.

Ce qui nous amène vers la diminution du taux d’oxygène de la biosphère que nous mesurons : le taux planétaire d'oxygène diminue.

Le nombre de zones mortes, c’est-à-dire sans oxygène dissout dans l'eau et où donc, la vie marine est impossible devrait occuper la "majorité des océans" (50% ou plus) vers 2050 (étude en Anglais), problème que les eaux de ruissellement agricole amplifient.
Joggeur décédé en Bretagne : intoxication au sulfure d’hydrogène confirmée.
De ces zones mortes ont déjà commencé à émettre du sulfure d’hydrogène, un gaz très mortel, même à faible concentration : 200ppm.

Si vous voyez de l'eau de cette couleur, éloignez-vous et appelez les autorités : c'est signe de présence de sulfure d'hydrogène.

Le Dr. Peter Ward surnomme le sulfure d'hydrogène "la Grande Faucheuse des extinction massives", car ce dernier se répand, comme l'oxygène le fait, tout autant dans l'eau que dans l’atmosphère et tue presque tout même à très faible concentration (200 ppm).

Présentation vidéo sur les extinctions massives (en Anglais) par le Dr. Peter Ward.


Évidemment, la production d'oxygène ne tombe pas à zéro en période d'extinction massive ; actuellement 21% du contenu de notre atmosphère, le taux global moyen d’oxygène peut descendre à 12%,
ce qui permet à quelques créatures de difficilement survivre dans un quelconque environnement. Par exemple, des requins ont survécu à l'extinction Permien/Trias qui a exterminé 95% des espèces marines et 70% des espèces terrestres.

Diminution du taux d'oxygène selon un instrument de mesure situé sur la côte Ouest des États-Unis. Source : http://scrippso2.ucsd.edu/
Article antérieur : Le taux d'oxygène dans notre atmosphère diminue...
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On ne mentionne que le taux de CO2 qui avoisine les 410 ppm (Mai 2017) : on compare généralement de mai à mai) et est toujours en croissance, principalement parce que les puits de carbone sont pleins et que la biosphère en fait une indigestion et commence elle aussi à en rejeter, car il fait déjà trop chaud... et nous n'avons pas encore commencé à réduire nos émissions de CO2, enfin, pas assez pour faire une différence appréciable.

Voici une donné intéressante :
la croissance du taux de CO2 par année.
Année__ppm/an
1959____0.96
1960____0.71
1961____0.78
1962____0.56
1963____0.57
1964____0.49
1965____1.10
1966____1.10
1967____0.61
1968 ____0.99
1969____1.32
1970____1.13
1971____0.73
1972____1.47
1973____1.46
1974____0.68
1975____1.23
1976____0.97
1977____1.92
1978____1.29
1979____2.14
1980____1.70
1981____1.15
1982____1.00
1983____1.84
1984____1.24
1985____1.63
1986____1.04
1987____2.69
1988____2.24
1989____1.38
1990____1.18
1991____0.73
1992____0.70
1993____1.22
1994____1.68
1995____1.95
1996____1.07
1997____1.98
1998____2.80 (Super El Nino)
1999____1.34
2000____1.24
2001____1.84
2002____2.38
2003____2.27
2004____1.55
2005____2.44
2006____1.77
2007____2.09
2008____1.78
2009____1.62
2010____2.44
2011____1.68
2012____2.39
2013____2.44
2014____2.00
2015____2.96
2016____2.93
Quand ça dépasse environ 2 ppm/an, c'est supérieur à la moyenne de nos émissions qui ont plafonné en 2014 selon les ventes de combustibles fossiles. :e surplus provient des puits de CO2 qui n'en absorbent plus ou même en émettent tels que la végétation et les sols et de la fonte du pergélisol.

La NOAA a publié le taux de CO2e vers juillet 2016 ; c'est une mesure qui normalise tous les autres gaz à effet de serre ; méthane, oxyde nitreux, ozone troposphérique. CFC et HFC, etc. pour les comparer au CO2. Ce taux de CO2e était alors à 490 ppm et ça n'inclue pas la vapeur d'eau (puissant gaz à effet de serre) qui double le réchauffement causé par les seuls gaz à effet de serre.
Près d'un an plus tard (aout 2017), le taux de CO2e va atteindre ou légèrement dépasser les 500 ppm...
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Il y a une solution toute simple : consommer le moins possible, vivre et consommer localement ; il faut cesser d'alimenter le monstre qui nous tue.

Il nous faut résister à la complexité involontaire ; revenir à des valeurs plus saines et plus simples et surtout, plus sociales.

Nous devons revenir à l'essentiel : la Vie.


Lectures complémentaires

Des solutions : article en Anglais

Le taux de CO2e en sept 2016 s'établissait à 490ppm (article en Anglais)

Prélude à l'extinction globale (étude en Anglais)

Le manque d'oxygène pourrait menacer la biodiversité du Saint-Laurent


ttp://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1043325/chercheurs-coriolis-oxygene-fleuve-saint-laurent



La sixième extinction de masse s'avère plus grave que prévu (journal Le Devoir)
Liste des morts massives d'animaux pour 2017 (en Anglais)

jeudi 6 juillet 2017

La question de l'Urgence climatique devient encore plus pressante & L'Urgence d'abandonner le gaz naturel

Il a commencé à pleuvoir en Antarctique...
Quand la réalité dépasse la fiction.

 N.B. Désolé si je laisse transparaître mon dépit ; je ne cesse de le lire ou de l'entendre ailleurs ; il m'envahit depuis quelques semaines. Nous n'avons plus le temps de tergiverser, de tester : il faut en terminer pour de bon avec nos émissions de CO2 et nos petits caprices de consommateurs invétérés et je viens d'apprendre que le climat se réchauffe 140% plus rapidement que prévu...
c'est littéralement la bourse ou la vie!

 
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Le climat est désormais en territoire inconnu Robert Scribbler, chroniqueur climatique de longue expérience

Vous avez remarqué toutes ces vagues de chaleur des dernières semaines? Avez-vous comparé les températures enregistrées aux moyennes d'avant? Avez-vous accès à des informations météo globales? Votre média vous informe-t-il? Vous déforme-t-il? Que se passe-t-il ailleurs? Vous le savez? Trop chaud, trop de pluie, trop sec, trop de nuages, trop d'incendies de forêts ; trop d’anormalités!

Je passe ma vie sur ce sujet de pointe et qui concerne toute l'Humanité et une grande partie de tout ce qui vit : les changements climatiques abrupts et leurs conséquences, nos conséquences de nos actes irréfléchis.

Nous venons d'assister à une vague de chaleur exceptionnelle sur l'Europe et s'étendant jusqu'à la Sibérie, où là aussi, il y a de terribles (ils le sont de plus en plus) incendies de forêts.

Et nous continuons, malgré tous les avertissements sévères, de mettre de l'huile (ou du gaz naturel) pour alimenter le réchauffement climatique : quelle inconscience : ça aussi dépasse la fiction, et de beaucoup. C'est là le propre des dépendants à des substances très intoxicantes. Celle qui tue la Vie sur Terre est notre dépendance à l'argent.
Je viens d'apprendre que le climat se réchauffe 140% plus rapidement depuis 1998. Je vous prépare un article à ce sujet.
Méfiez-vous comme de la peste du marketing et de la publicité car ce sont les pushers qui suscitent la surconsommation qui nous mène tous à notre perte..

Et si vous doutez que c'est bien le réchauffement climatique qui est la cause de la vague de chaleur sur l'Europe : voir cet article en Anglais.

Globalement, voici la répartition du nombre de catastrophes répartie en 4 :
Géologique = rouge (ça varie très peu)
Événement météo = vert (conséquence du réchauffement climatique)
Bleu = inondations (pluies diluviennes causées par le Réchauffement Climatique - erreur humaine)
Jaune = événements climatologiques (comme El Nino)
L'augmentation des dégâts occasionnés par le réchauffement climatique est flagrante.


Il est catégoriquement impossible de stopper ni même ralentir de façon significative la fonte des 2 calottes glaciaires, le Groenland et l’Antarctique ; et si on le tentait avec la géo-ingénierie les conséquences sur la météo seraient "chaotiques" selon l'avis de plusieurs scientifiques et plus particulièrement les spécialistes de la discipline des "Sciences de la Terre" qui étudient le système au complet et non seulement les effets du CO2 sur la température par exemple.
Une des idées proposées pour refroidir temporairement le climat est d'épandre du SO2, si possible dans la stratosphère, pour imiter les volcans, mais SO2 + H2O = acide sulfurique. Vous vous souvenez des pluies acides? Si c'est un problème moins grave (pour le moment), c’est grâce au Clean Air Act de 1970.
Une seule certitude, leur fonte s'accélère, exponentiellement bien sûr.

Oubliez le trop conservateur (et possiblement trop influencé) GIEC. En 2100 le niveau global des océans aura grimpé de plus de 5 mètres à 9 mètres selon l'étude du climatologue émérite James Hansen, et ça pourrait même être plus... ou plus tôt ; personne ne peut prédire avec certitude : le climat s'emballe et il ne peut que s'emballer encore plus rapidement. Oubliez aussi qu'on ne peut pas car on ne veut pas limiter le réchauffement à 2°C, ils seront certainement dépassés vers 2027...Non, ce n'est pas planifié ; c'est à cause de nos seules dépendances.

Le CO2 prend environ une décennie avant d'atteindre sont plein potentiel de réchauffement et nous en émettons encore beaucoup trop ; comme un fumeur cancéreux qui continue de fumer jusqu'à sa mort. Et nous émettons plusieurs autres Gaz à Effet de Serre, et quand la température grimpe, cela cause plus d’évaporation et la vapeur résultante double le réchauffement causé par les seuls GES, ce qui est aussi la cause principale des déluges des dernières années.

Pour simplifier : la Biosphère fait une indigestion de CO2, car nous avons brisé le très lent cycle du carbone ; elle ne peut plus en absorber, car il fait trop chaud et les arbres, les sols, les rivières, les lacs chauffent et se meurent lentement en exhalant du CO2. La chaleur cause aussi de terribles incendies de forêts, de broussaille et de tourbières jusque dans le cercle arctique ; il y a eu des feux de toundra. Même si nous cessions nos émissions de CO2 demain matin, la Terre va continuer d'en vomir, mêlé à du méthane ; CH4 pour les intimes.
Les feux de forêts sont invariablement un autre feed-back climatique : plus il y a de CO2, plus il fait chaud, plus il fait chaud, et plus il y a de feux de forêts et plus ces feux émettent du CO2 (c'est pire qu'on ne le pensait, en Anglais). C'est un cercle vicieux qui s'amplifie de plus en plus rapidement au fil du temps.

     Action - réaction
Le taux de méthane dans l'atmosphère grimpe à une vitesse folle et par bonds. Ne vous fiez pas sur la courte durée de vie "officielle" : ce sont les hydroxyles le dégradent. C'est comme une sorte d'annulation et donc, plus il y aura de méthane, moins il y aura d’hydroxyles ce qui fera grimper la durée de vie du méthane dont la durée est plus longe dans les régions plus froides, car plus il fait froid, moins il y a d'hydroxyles, car les hydroxyles proviennent de l'évaporation de l'eau et plus il fait froid, mois l'eau a tendance à s'évaporer.

     En Arctique

Bien qu'il risque de s'échapper abruptement (mais personne ne peut prévoir combien ni quand), le méthane du fond de l'Arctique s’échappe de plus en plus depuis le Plateau Sibérien Oriental (encadré sur l’image).
(Article source en Anglais)
(Lien vers l'étude elle-même, toujours en Anglais)


Sous cette eau profonde d'une cinquantaine de mètres seulement, se trouve du pergélisol, qui avant la dernière déglaciation (il n'y a que 10 000 à 12 000 ans) et qui a naturellement fait monter le niveau des océans, ce qui a submergé ce pergélisol. On sait que cette zone renferme beaucoup de méthane, mais ce n'est pas la seule.

Cette couche de pergélisol (qui risque de se fragiliser en fondant rapidement à cause du réchauffement) scelle le méthane qui s'y est accumulé au cours de millions d'années. Le sol y est aussi instable et un rien peut le faire bouger et provoquer un glissement de terrain, ou un tremblement de terre ;  d’importantes quantités de méthane pourraient alors se transférer en un rien de temps vers l'atmosphère avec des conséquences si néfastes pour notre mince biosphère (couche d'une vingtaine de kilomètres entourant notre planète) que peu osent en parler ; j'ai même déjà vu des climatologues (dont David Archer) nier ce risque (qui en terrorise plus d'un) à ses étudiants dans une vidéo vue sur You Tube (et que j'ai commentée). Le réchauffement pourrait être rapide et puissant et c'est une des raisons pour laquelle on a surnommé ce risque "la bombe méthane" dont j'ai parlé à quelques reprises sur ce blogue (l'autre sont les cratères laissés derrière.

Les auteurs de l'étude, la Dre Natalia Shakhova et le Dr Igor Semiletov (ainsi que d'autres équipes) ont pris des mesures ces dernières années qui démontrent que de plus en plus de méthane s’échappe en continu du Plateau Sibérien Oriental. Cependant, les scientifiques doivent faire beaucoup plus de mesures et de repérage des points chauds (d'où du méthane risque de s'échapper en grande quantité) afin de faire des prévisions plus fiables.

La "bombe méthane" est en réalité composée de plusieurs bombes qui exploseront l'une après l'autre à mesure que les océans se réchaufferont. Les réserves de méthane sous les 200 mètres ne sont pas une menace... à moins que le pire des pires ne se produise dans un futur un peu plus lointain.
Nous avons déréglé
(et continuons de) le système de survie de la planète ; il y aura des conséquences pendant des millions d'années à venir pour tout le Vivant... à cause d'une foutue dépendance autodestructrice.


Pour le moment, c'est très principalement du méthane libre  qui s'échappe Plateau Sibérien Oriental, et non pas des hydrates de méthane (qui explosent littéralement en multipliant leur volume 168 fois).
Illustration d'un "point chaud" mentionné plus haut.
Monticule distendu car le méthane, qui prend lentement de l'expansion à mesure qu'il se réchauffe, (c'est le propre des gaz et de tous les autres composés). Ailleurs, les hydrates dégèleront, il y aura dilatation subite (explosion) laissant un cratère sur place.

Nous observons, à Mauna Loa (Hawaï), que le taux de méthane grimpe à toute vitesse, fait des bonds, sans qu'on ne connaisse sa source (mais ne tirez pas vos conclusions tout de suite).

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Composition Chimique du gaz naturel



Méthane95%
Éthane3.2%
Propane0.2%
iso - Butane0.03

Je ne sais pas si vous avez lu il y a environ 6 mois qu'on avait observé une importante croissance du taux de méthane dans l’atmosphère, et on nous avait dit qu'on (mais c'est qui ce "on"?) attribuait cette hausse à l'élevage... Je n'ai pas parlé de cette nouvelle sur ce blogue car je me doutais bien que c'était encore de la désinformation. Ça même parut dans des revues à caractère scientifique... Pff!
Le marketing c'est l'art(?) de mentir, tromper, manipuler. Point!

On voit très bien l’importante hausse de 2008 à 2016.
 De 2005 à 2010, l'industrie de la fracturation hydraulique (fracking) a cru de 45% par année aux États-Unis (coup d'oeil au graphique) (source Wikipédia Anglais).
Fracturation hydraulique

L'image qui suit résulte d'études menées de 2010 à 2014 et qui a été publiée en 2016 (étude en Anglais). Elle montre que l’Oklahoma émet autant de méthane que tous les états Américains réunis sur le continent.


C'est le fracking qui est directement responsable de cette anomalie, comme c'est le fracking qui y a fait passer le nombre de tremblements de terre d'environ 3 par an à plus de 500 en quelques années, et l'intensité des tremblements de terre a aussi augmenté, et la cause ne fait pas l'ombre d'un doute. À de maints endroits en Oklahoma, on peut mettre le feu à l'eau (à laquelle s'est mêlée du méthane) du robinet, encore à cause du fracking.

Cette méthode d'extraction qu'est le fracking provoque aussi des tremblements de terre. L'Oklahoma est passé d'une moyenne de trois tremblements de terre par an à plus de 500 en 2016.
(Article et vidéo en Français)

     Le gaz naturel n'est pas une énergie de transition
     Pas vers un futur sain...

Longtemps (et faussement) vanté comme étant "une énergie de transition", mais la façon dont nous l'extrayons et le distribuons, le gaz naturel accélère dangereusement le réchauffement climatique. Mais il nous est facile de sauter dans le piège de la facilité ; de croire sans comprendre; ça nous arrive à tous et trop souvent. Aussi, ils maîtrisent bien l'art... maléfique de nous manipuler (malnipuler?).
Le marketing est le corps de connaissances le plus tordu érigé par les esprits les plus tordus: les psychopathes & sociopathes : A. Randomjack
C'est pour tenter d'expliquer ce bond dans le taux de méthane que des scientifiques sont partis à la recherche des sources d"émission de méthane, malgré le mensonge médiatique peint d'allusions pseudo-scientifiques et le propager au grand public (un exemple et vérifiez la date). Méfiez-vous de vos sources d'information ; contre-vérifiez, cherchez ailleurs, mais dans les rapports scientifiques, presque tous en Anglais...
Le Français était jadis la langue des sciences, mais ça déjà été l'Arabe, le Grec, le Latin...
     La puissance de réchauffement du méthane (CH4)

Durée de vie (variable) : 12,4 ans
NOTE : vous avez peut-être déjà lu que le méthane n'était que 28 fois plus "réchauffant" que le CO2, mais cette mesure compare une molécule de CH4 à une de CO2. Ce n'est utile que dans les labos de chimistes mais ce chiffre ne reflète aucunement la réalité.

L'effet de serre du méthane se produit immédiatement ; pas de délai d'une décennie comme pour le CO2. On comprend facilement pourquoi ça stresse passablement scientifiques et chroniqueurs climatiques.

     L'industrie gazière clame que seulement 1% de son gaz naturel s'échappe...

Des scientifiques sont naturellement allés vérifier ; c'est dans leur nature. Ce qu'ils ont observé et rapporté est pétrifiant et ça explique la hausse fulgurante du taux de méthane qui, je le répète, avait faussement été attribué à l'élevage de bovins et les vaches laitières. qui émettent beaucoup de méthane.
Pensez au végétarisme ; c'est une raison de plus pour transiter et ça ne fait pas mourir. C'est même le contraire : je ne me suis jamais senti aussi vivant et libre, car plus de morts ni de cruauté sur "ma" conscience. Peut-être est-ce aussi pour ça que je dors beaucoup mieux...

Les scientifiques avaient quelques tours équipées de renifleurs de méthane, et les taux de méthane à ces tours indiquaient qu'il y en avait vraiment trop. Mais d'où vient donc tout ce méthane?

Ils ont équipé des fourgonnettes de renifleurs de méthane adaptés, ont embarqué des ordinateurs et d'autres accessoires high-tech ; puis ils ont pris la route et ils ont remonté des pistes, comme les chiens pisteurs savent le faire : on renifle bien dans tous les coins.

Sur la piste du méthane
Ils ont récolté des données plus qu'alarmantes, c'est terrifiant, même en considérant un avenir proche du genre... "dans 25 ans".

En considérant le potentiel radiatif, c'est-à-dire en quelles proportions le CO2 et le méthane (CH4) réchauffent-ils respectivement notre climat? Le potentiel de réchauffement est établi en tant que moyenne par watts au mètre carré de la surface terrestre.
Bien qu'il y ait beaucoup moins de méthane que de CO2 dans notre atmosphère, le méthane compte pour un peu plus de 50% du réchauffement
climatique observé.
Éventuellement, les scientifiques sont passés près des sites d'exraction et leurs senseurs ont montré des concentrations dépassant de très loin le "1%" crié haut et fort par les gazières Américaines plus concernées par leur l'image que par la réalité qu'elles détruisent.

11% au Uinta Basin en Utha
17% au los Angeles Basin

Si vous comprenez l'Anglais, tout est dans cette vidéo.


Nous savons maintenant, avec une certitude sans failles que le gaz naturel est une transition vers un futur bien pire et qui va se pointer le nez beaucoup plus tôt que prévu, encore une fois, que tout ce qui a été prévu...
Nous devons à tout prix abandonner le gaz naturel.