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vendredi 4 septembre 2026

Ce que le pic de méthane (1 936 Parties par Milliard) dit sur le système climatique = Accélération du réchauffement

Convention : ppM = parties par Milliard (et non pas par million)

Quand le méthane a-t-il atteint 1 936 ppM niveau pour la dernière fois ? 

Actuel : ~1 936 parties par Milliard (moyenne annuelle 2025, NOAA).

Préindustriel : ~722 ppM. Cela représente 2,7 fois plus que le taux préindustriel. 

Au cours des 800 000 ans d’enregistrement des carottes de glace (la plus longue mesure directe du méthane dont nous disposons), le méthane atmosphérique n’a jamais été aussi élevé. Les niveaux naturels les plus élevés se sont produits pendant les interglaciaires chauds (comme l'Éémien, il y a ~125 000 ans) et ont culminé à environ 750–800 ppM. Nous sommes désormais à plus de 2,4 fois au-dessus du pic naturel le plus chaud de tout ce record.

En remontant plus loin, jusqu'au Pliocène (il y a 3–5 millions d'années), certaines reconstructions basées sur des modèles suggèrent que le méthane pourrait avoir été dans la gamme 1 000 à 1 500 ppM, mais ce sont des estimations indirectes à partir d'isotopes agglomérés de carbonate et d'autres proxys — pas de mesures directes. 

Les trois principales sources anthropiques de méthane

Conformément au Rapport sur l'état mondial du méthane 2025 (CCAC/PNUE) et au Suivi mondial du méthane 2025 de l'AIE : Par secteur.

Agriculture ~42 % Fermentation entérique (éructations de vaches), rizières, gestion du fumier. Il y a environ 1,6 milliard de bovinés dans les élevages sur Terre.

Les rizières sont celles que les gens  oublient. Les rizières continuellement inondées sont des environnements anaérobies où les méthanogènes produisent du CH₄ directement à partir de la matière organique en décomposition. Avec ~160 millions d'hectares de rizières inondées dans le monde (principalement en Asie), il s'agit d'une source massive et continue. 
Globalement, c'est environ 35 à 40 millions de tonnes de CH4 annuellement. 

Énergie (combustibles fossiles) ~38 % Fuites de production/transport de pétrole et de gaz, extraction de charbon, puits abandonnés, combustion incomplète de biomasse.

Il y a environ 4 millions de ces puits de pétrole od de gaz naturel abandonnés aux USA
et 790 000 au Canada.

Cette boucle d'animation montre les détections mensuelles de torches de gaz naturel provenant de VIIRS Nightfire dans le bassin permien (Texas) de 2012 à 2022. Le bassin permien, un grand bassin sédimentaire situé dans la région sud-ouest des États-Unis, est le champ pétrolier le plus productif aux USAs. L'animation montre une augmentation de l'activité des éruptions sur la période spécifiée. Source : Groupe d'observation de la Terre.

Déchets ~20 % Décharges (décomposition anaérobie), traitement des eaux usées.

Ces trois-là représentent ~90 % de tout le méthane anthropique. Les ~10 % restants sont des procédés industriels (ciment, fer/acier) et d'autres sources mineures. 

Le classement est donc le suivant: 

Agriculture
(~40-45%) = ruminants d'élevage + riz + fumier.
Combustibles fossiles (~34-35 %) = fuites de pétrole/gaz, mines de charbon, puits abandonnés 
Déchets (~17-20 %) = décharges, eaux usées. 

Le budget mondial du méthane 2024 le dit explicitement :

« Les émissions de méthane provenant des combustibles fossiles sont désormais comparables en taille aux émissions de méthane provenant des vaches et d’autres ruminants à l’échelle mondiale, mais les émissions globales provenant de l’agriculture et du secteur des déchets restent environ deux fois supérieures à celles associées aux combustibles fossiles. »
C'est donc : rots de vache + fuites de combustibles fossiles. Mais si l’on ajoute du riz et du fumier aux vaches, l’agriculture prend le dessus. 

Le titre « les rots de vache sont n°1 » est une simplification. La véritable histoire, ce sont les rots + le riz + le fumier > les fuites + le charbon + les puits abandonnés... 

La question du pergélisol : 

l'AIE note que « le réchauffement climatique entraîne une augmentation des émissions provenant de sources naturelles telles que les zones humides » — et le dégel du pergélisol est la prochaine zone humide. Le 2,7 fois n’est pas seulement un problème d’émissions humaines. C'est un problème de boucle de rétroaction qui amplifie et accélère le réchauffement.

Plus le méthane (et les autres gaz à effet de serre) augmentent, plus le pergélisol dégèle, plus le méthane (et le CO2) est libéré, plus les émissions montent.

Note : le cercle Arctique, où le pergélisol réside en majeure partie, se réchauffe 4 fois plus rapidement que la moyenne globale, et cet écart va continuer de s’accroître.
Article: L'Arctique se réchauffe quatre fois plus rapidement que la moyenne globale

Pergélisol qui dégèle dans l'Arctique. Courtoisie NASA Jet Propulsion Lab

Le pergélisol stocke ~1 500 Gt de carbone organique. Quand ça dégèle, la majorité sort en CO₂ (surtout en conditions sèches).  Mais la fraction qui sort en CH₄ (espaces inondés, lacs de thermokarst, tourbières) est disproportionément dangereuse à cause du potentiel de réchauffement global.

Et la tendance est au CH₄ : plus le dégel avance, plus les conditions deviennent anaérobiques, plus le ratio CH₄/CO₂ monte.  Et même en refroidissement, le CH₄ diminue moins vite que le CO₂. La boucle de rétroaction est asymétrique.

Le méthane ne disparaît pas, il se transforme en CO2 et vapeur d’eau, 2 autres gaz à effet de serre.

En CO₂ et H₂O. La réaction est :

CH₄ + 2O₂ → CO₂ + 2H₂O

Stœchiométrie :

Masse molaire

CH₄ 16

CO₂ 44

H₂O 18

1 tonne de méthane (CH₄) devient 2,75 tonnes de CO₂ + 2 tonnes d'H₂O


Sources

https://www.noaa.gov/news-release/increase-in-atmospheric-methane-set-another-record-during-2021
https://www.methanelevels.org/
https://sustainability.stanford.edu/news/global-methane-emissions-soar-record-high

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lundi 19 octobre 2015

De Nouvelles Recherches Surprenantes... Plus Une Rumeur Qui s'Intensifie

     Air et mer intimement liés


Circulation Thermohaline
Une nouvelle étude sur les relations entre les changements climatiques abruptes et les courants marins a révélé qu'ils sont étroitement liés, et que des changements dans les régions polaires peuvent affecter les courants et le climat  à l'autre bout du monde en 100 à 200 années. C'est presque dix fois plus rapidement qu'on le croyait auparavant.

En examinant les données provenant des carottes de glace et des coquilles de phytoplancton qui s'y trouvaient ; l'étude a trouvé que des variations dans les courants océanologique (notamment la circulation thermohaline) et des changements climatiques abruptes dans l'Atlantique nord étaient étroitement reliés dans le passé.

C'est la fonte de la glace et l'accumulation d'eau douce au dessus de la circulation thermohaline entre Terre-Neuve et l’Angleterre et qui l'a ralenti ou stoppé entrainant ces bouleversements climatiques. Il est à noter que cela se passe en ce moment même à cause de la fonte du Groenland. Pour cette raison on prévoit, dans les grandes lignes, un refroidissement du nord de l'Europe et de la province de Terre-Neuve au Canada.

Pour plus de détails. Utilisez Google Translate (ou autre) pour traduire l'article
https://translate.google.fr/

 http://www.sciencedaily.com/releases/2015/10/151014121111.htm


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     Encore du méthane !

 
Des panaches de bulles de méthane s'élèvent du fond marin du Pacifique au large des états de Washington et de L'orégon. Ce sont les hydrates de méthane à l'origine des ces bulles ; des molécules de méthane piégées dans des cages de glace plutôt complexes. 

Ce méthane qui remonte vers l'atmosphère laisse croire que le réchauffement climatique est à l'origine de ce phénomène, identique à ce qu'on retrouve maintenant dans certaines régions de l'océan Arctique, et principalement dans la mer de Laptev.

La molécule de méthane
au centre entourée de
molécules d'eau gelée
Les hydrates de méthane prennent 180 fois leur volume lorsqu'ils se réchauffent et fondent. La dilatation subite est comparable à une explosion et est ce qui créé les fameux cratères qui apparaissent en Sibérie et qu'on devrait bientôt voir apparaître en Alaska et dans la toundra canadienne selon le climatologue Paul Beckwith.

Pour plus de détails. Utilisez Google Translate (ou autre) pour traduire l'article https://translate.google.fr/
http://news.agu.org/press-release/bubble-plumes-off-washington-oregon-suggest-warmer-ocean-may-be-releasing-frozen-methane/



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     Notes au sujet des hydrates de méthane au fond de l'océan Arctique

 On en apprend tous les jours... Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la glace hivernale qui se forme sur l'océan Arctique ne refroidit pas l'eau, mais elle empêche la chaleur de s'évacuer de l'océan. Cette chaleur reste donc piégée et réchauffe le fond de l'océan, là où il y a les hydrates de méthane...

Il y a tellement d'hydrates de méthane au fond de l'Arctique que seulement 10% causerait une extinction massive comme l'extinction Permienne si une telle quantité de méthane se retrouverait dans notre atmosphère. C'est sans compter tout le méthane qu'il y a ailleurs au fond des océans comme autour de la Nouvelle Zélande et en Antarctique par exemple.

Voir ou revoir cet article au sujet du méthane
  
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      Animaux d'élevage et les changements climatiques ?


Une bonne raison pour devenir Vegan. L'élevage d'animaux pour la consommation : bovins, porcs, poulets contribue à 51% des gaz à effet de serre produits par notre civilisation...Il s'agit d'une étude américaine, il n'y a évidemment aucune mention de moutons.

Cette étude sert à corriger les lacunes du GIEC dans l'estimation des gaz à effet de serre... Ça devient plutôt fréquent les études et interventions pour corriger des lacunes (restons poli) du GIEC.

Explications relatives au tableau:
FAO : Organisation de la Nourriture et de l’Agriculture de l'ONU
GES : Gaz à Effet de Serre
CO2e : formule pour ramener tous les gaz à effet de serre à la valeur du CO2 ; e = équivalent.


Pour plus de détails. Utilisez Google Translate (ou autre) pour traduire l'article
https://translate.google.fr/ https://www.worldwatch.org/files/pdf/Livestock%20and%20Climate%20Change.pdf


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    Une analyse marine globale pointe vers l'écroulement de la chaine alimentaire océanique

Pensez-y un instant... ou même deux, plus aucun poisson ou mammifère marin ne sortirait des océans...

En commençant à lire cette étude, je me rappelle de une que j'ai vu il y a quelques jours à peine, elle titrait : Plus de corail dans les océans vers 2030. Pour qui comprend le moindrement l’écosystème océanique, les coraux sont comme les pays les plus riches, les plus productifs et les plus populeux. Pas de corail veut dire des océans en train de mourir... tout simplement, tout atrocement...

Une première mondiale ; une analyse globale de la réponse marine aux émissions croissantes de CO2 de cause humaine dépeint une sinistre image pour le futur des pêcheries et pour les écosystèmes océaniques.

Publiée dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), par des écologistes marins de l'Université d'Adélaïde en Australie qui disent que les prévisions du taux d'acidification et de réchauffement océanique vont très probablement (sinon certainement) causer une réduction de la biodiversité incluant de nombreuses espèces clés qui ébranlera les écosystèmes marins du monde entier.

C'est le CO2 qui cause l'acidification des océans

Cette simplification (réduction du nombre des espèces) de nos océans aura de profondes conséquences sur notre façon de vivre actuelle, plus particulièrement pour les populations côtières et leurs économies.

L'écroulement de la chaine alimentaire marine va, en général, se faire depuis les plus grandes espèces en allant vers les plus petites. L’étude révèle aussi qu'à cause du réchauffement et/ou de l'acidification, les impacts seront aussi dévastateurs sur les espèces qui créent des habitats, coraux, moules et huitres. Le moindre changement de l'état de santé de ces habitats aura de vastes impacts sur les nombreuses espèces qui s'abritent dans ces environnements.

Un autre effet est que l'acidification va mener vers un déclin en sulfure de diméthyle, un gaz produit par le plancton océanique qui participe à la formation de nuages et donc qui joue un rôle dans l'échange thermique de la planète...

Pour plus de détails. Utilisez Google Translate (ou autre) pour traduire l'article https://translate.google.fr/
http://www.sciencedaily.com/releases/2015/10/151012181037.htm 
 
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      La rumeur...

Plusieurs climatologues estiment que l’Humanité n'a que 50% de chance de se rendre à l'an 2100 et la grande majorité des biologistes affirme que nous sommes en plein dans la 6e extinction massive de l'histoire de la notre Terre ; leur pronostic n'est pas meilleur.


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Je vous demande donc de partager cet article et tous les autres de ce modeste blogue sur tous les réseaux sociaux s.v.p.
__________Merci