PORTAIL D'INFORMATION SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES FRANCE/QUÉBEC –
Le phénomène des Changements Climatiques actuel est la plus importante histoire de toute l'Histoire.
"Dans cette lutte contre le réchauffement climatique, gagner lentement n'est qu'une autre façon de perdre."
C'est une menace qui nous affectera tous, il faut s'unir et se serrer les coudes.
l’accroissement de la température provoque la dilatation de l'eau qui est responsable, pour une partie, de la hausse du niveau des océans. On devrait dire «l'océan» puisque qu'ils sont liés, ne font qu'un.
Le plus grand responsable, c'est évidemment le fonte des calottes glaciaires (Antarctique et Groenland)... qui s'accélère.
Il faut savoir que c'est de la hausse du niveau «moyen» dont nous parlons. Les températures, les courants, la géographie, les hausses de masses terrestres, comme la Suède, ou les baisses, comme en Indonésie, influencent le niveau «local» des océans.
La masse étant ce dont émerge ce qu'on nomme gravité, la perte de masse (glaciaire) de l'Antarctique et du Groenland va faire diminuer le niveau des océans autour de ces lieux.
Le sol du continent Antarctique a la particularité d'être sous le niveau de la mer en bien des endroits, comme en témoigne cette carte réalisée en 2019 par une équipe de chercheurs de l'université California, Irvine
Jusqu'à
deux km sous le niveau de l'océan et un km au-dessus, C'est le poids de
la glace accumulée au cours de centaines de milliers d'années qui écrase la croûte terrestre.
Par surcroît, en perdant cette masse de glace qui enfonce le sol
sous-jacent, cela provoque un rebond, et les terres sous ces deux
endroits vont avoir tendance à s'élever au fil du temps. C'est le rebond postglaciaire.
C'est sur l'équateur que la hausse de niveau des océans sera la plus marquée. L'eau, comme tout fluide sur un globe en rotation, a
tendance à s'accumuler davantage à l'équateur.
Ce graphique montre la hausse probable du niveau des océans en fonction de nos émissions de gaz qui piègent la chaleur de l'atmosphère, les «gaz à effet de serre». Nous suivons actuellement la trajectoire rouge.
Quelques notes
La hausse du niveau des océans ne peut que continuer de s'accélérer.
Cette hausse connaîtra des périodes de montée subite de l'ordre de 1 mètre ou 2 en une décennie ou deux.
Cette hausse affecte la circulation verticale causant notamment des manques de nutriments en surface.
Les grands courants océaniques seront aussi affectés, ce qui aura des impacts sur les climats locaux et les pêcheries.
Il est très difficile de prévoir quantité et vitesse de la hausse du niveau des océans car la mécanique de perte de masse des calottes glaciaires est un processus fort complexe : «ça peut être 60cm ou 5 mètres pour 2100» dit un célèbre climatologue.
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Nouvelle étude dans cet article sur l'excellent blogue de Claude Granpey
Le problème est que le dernier rapport du GIEC est paru en 2013 et qu'il est désormais obsolète. Il
s'avère que nous avons beaucoup appris sur notre climat depuis. Le réchauffement climatique s'est rapidement amplifié et ses conséquences se font ressentir avec beaucoup plus d'intensité.
Le prochain rapport du GIEC ne paraîtra qu'en 2022 et à cause des procédures lentes, la science qu'il publiera sera déjà vieille d'au moins un an. Et à cause du processus de révision, on doit encore s'attendre à des évaluations parfois trop conservatrices.
Notre rapport sur le climat de 600 pages en un seul tweet :
C'est vrai
C'est nous
C'est sérieux
Et la fenêtre de temps pour empêcher les impacts dangereux se ferme rapidement - Katharine Hayhoe (climatologue) (@KHayhoe) 11 août 2017
«Les
rétroactions positives (cycles d'auto-renforcement ou "feedback") dans le système
climatique ont le potentiel d'accélérer le changement climatique induit
par l'homme», dit une section du Climate Science Special Report
, et même de dérégler le système climatique de la Terre, en partie ou
en totalité, le faire basculer dans de nouveaux états qui sont très différents de ceux
expérimentés dans un passé récent (les derniers 10 000 ans). » Rien de tout cela n'était inclus
dans le dernier rapport du GIEC.
Nous sommes déjà à ~1°C de réchauffement comparé à la moyenne de 1850-1900 (début de l'ère industrielle) et ~1,2°C comparé à 1750 (la véritable mesure de l'ère préindustrielle). Il est déjà probable à plus de 95% que nous dépasserons les 1,5°C même si nous réduisions drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre demain matin. Malgré une légère baisse de l'activité solaire, la température moyenne grimpe, et elle grimpe très rapidement dans l'Arctique.
Progression de la température moyenne globale.
L'ensoleillement qui atteint notre planète est en très lente diminution mais jamais assez pour causer un âge glaciaire au cours des prochains siècles. C'est mesuré en Watts par mètre carré au cours des décennies.
En fait, un grand nombre de choses ont changé dans notre compréhension du système climatique de la Terre depuis le rapport 2013 du GIEC. Voici quelques points importants:
L'élévation du niveau de la mer va être bien pire que ce que nous pensions.
Lors de la dernière évaluation du GIEC, le scénario le plus défavorable
pour l'élévation du niveau de la mer au cours de ce siècle était d'environ un mètre. La prévision est maintenant d'environ 2,4 mètres. C'est en grande partie parce que :
Les calottes glaciaires massives de l'Antarctique pourraient s'effondrer beaucoup plus rapidement que nous le pensions.
Des mécanismes d'effondrement récemment découverts dans certains des
glaciers les plus grands et les plus vulnérables de la planète dans
l'inlandsis antarctique occidental commencent à attirer l'attention de
la communauté scientifique. Si ces mécanismes venaient à se concrétiser au cours des prochaines décennies, ils libéreraient suffisamment d'eau de fonte pour inonder toutes les villes côtières de la planète, le Bangladesh et plusieurs îles.
Les événements météo extrêmes prévus se produisent et peuvent maintenant être liés au changement climatique en temps réel.
De l'Arctique aux tropiques, les incendies de forêt, les tempêtes
intenses et autres phénomènes météorologiques extrêmes ont été de plus
en plus féroces ces dernières années et le changement climatique a joué
un rôle mesurable. Un rapport de 2016 des Académies nationales des sciences a ouvert les vannes, pour ainsi dire, du domaine naissant de l' attribution de d'événements météo extrêmes. De l'ouragan Harvey de l'andernier aux inondations du mois dernier
dans le Massachusetts, presque tous les événements météorologiques ont
révélé une relation traçable avec le changement climatique causé par
l'homme.
Nous avons déjà perdu des écosystèmes entiers, notamment des récifs coralliens.
Au cours d'un événement El Niño record en 2015, le monde a perdu de
vastes étendues de corail dans un événement de blanchiment mondial « différent de tout ce que nous avons jamais vu ». Plus de 90% des coraux disparaîtront d'ici 2050 sans de drastiques réductions de nos. Cela signifie que l'une des plus riches réserves de biodiversité de la planète est déjà menacé.
Je vais en rajouter
Les forêts meurent et émettent du CO2 au lieu d'en absorber (Source en Anglais)
L'acidification des océans causée par nos émissions de CO2 les ont rendu 30% plus acide et la majorité des organismes qui se fabrique une carapace éprouve des difficultés. La majorité de l'oxygène dans notre atmosphère provient du microscopique phytoplancton dont 40% est déjà disparu. Le taux d'acidification est sans précédent depuis (au moins) 65 millions d'années.
Le pergélisol dégèle en émettant méthane et CO2, ce qui amplifie et accélère le réchauffement.
Les banquises fondent littéralement à vue d'oeil, ce qui permet aux océans d'absorber plus de chaleur amplifiant ainsi le réchauffement surtout aux pôles.
La circulation thermohaline faiblit, ce grand courant océanique surnommée "le grand convoyeur", un important régulateur climatique et un élément vital de la faune marine ralentit plus vite que prévu et risque de s'arrêter avec des conséquences néfastes sur le climat du nord de l'Europe. Vidéo explicative en Anglais par Michel E. Mann.
Le réchauffement accéléré des océans, 93% de la chaleur s'engouffre dans les océans. Si on extrayait la chaleur engouffrée dans les océans à cause du réchauffement climatique sur la période 1950 à 2008, il a été calculé que ce qu'on nomme réchauffement global moyen (température moyenne près de la surface) serait de 35°C plus élevé. L'eau peut emmagasiner beaucoup plus de chaleur que l’air le peut.
Carte du réchauffement global moyen pour la période 2016-2017 comparé à la moyenne 1880-1905. On voit que l'Arctique s'est réchauffé jusqu'à 6,8°C alors que la moyenne globale s'établit à ~1°C. Ce réchauffement accéléré de l'Arctique a, et aura, des conséquences importantes sur le climat, le niveau des océans, sur la faune et la flore locale, des espèces envahissantes y sont déjà observées, les espèces locales déclinent, les Inuit subissent des conséquences qui bouleversent leur vie...
COP21
Les politiciens se sont donnés des tapes dans le dos et... les promesses non contraignantes qu'ils ont prises nous garantissent, à la condition qu'ils les respectent, de 3°C à 3,5°C de réchauffement global moyen. Donc, au moins le triple en Arctique et ~5°C en Antarctique, sans oublier le réchauffement accéléré des océans, principale cause de la fonte des glaciers de l'Antarctique et de la mort des coraux.
Le taux de croissance de nos émissions de CO2 a ralenti un peu depuis 2011.
Nous en avons quand même émis 32.5 milliards de tonnes en 2017 seulement.
Les émissions de méthane aussi à la hausse, proviennent principalement des installations de gaz naturel et des élevages de bovins.
L'accélération amorcée en 2008 coïncide avec l'arrivée en masse du fracking.
En conclusion
Nous somme mal barrés! Nos gouvernements n'ont rien fait de significatif depuis 1992 sauf que de faire semblant qu'ils s'occupent du problème seulement parce que c'est bon pour leur "image". Récemment, une lettre signée par 20 000 scientifiques à réitérer l'urgence qu'il y a à agir. Plus ça va, plus il est urgent de freiner nos émissions de gaz à effet de serre et de cesser de détruire l'environnement parce que c'est pareil comme de mettre le feu à notre maison alors que nous ne pouvons pas en sortir.
À ce qu'il paraît, ce n'est pas non plus une technologie inexistante ou un plan qui ne fonctionne que sur papier qui va prévenir l’emballement du réchauffement climatique causant la destruction de la biosphère. Nous sommes trop nombreux à surconsommer ou à vouloir le faire.
Notre agriculture et notre eau dépendent de notre climat, y a-t-il plus essentiel?
Nous
sommes entrés de plein-pied dans l'âge des conséquences ; il n'est plus
question de changements climatiques, mais de "dérèglements
climatiques".
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Vous
venez peut-être d'apprendre que nous sommes en période d'extinction
massive? Des médias de masse l'ont annoncé récemment mais ça fait
longtemps que ceux qui observent la Vie dans son ensemble savent qu'elle
décline de plus en plus rapidement, C'est nous, notre avidité et notre
insouciance, qui avons amorcé cette 6e extinction massive de l'histoire
de la vie pluricellulaire sur Terre...
On pourrait dire que cela a commencé avec le célèbre Dodo - c'est
c'était un oiseau qui ne volait pas et habitait l'île Maurice, un peu à
l'Est de Madagascar dans l'océan Indien. Les marins s'y arrêtaient pour
principalement y faire des provisions de... viande de Dodo.
L'extermination de cet oiseau s'est achevé vers 1662 alors que les
premiers rapports (de source Hollandaise) de son existence remontent à
1598. En l'espace de seulement 64 ans, ce rare et étrange oiseau a été
exterminé par l'homme.
Les tortues des Galâpagos ont aussi été massacrées pour les mêmes raisons. Avez-vous entendu parler de la tortue Georges le Solitaire?
Le célèbre Dodo Edwards, peint par Savery en 1626. Wikipedia Anglais
Un autre exemple, la Tourte voyageuse qui par
centaines de milliers, noircissaient le ciel en Amérique du Nord. On
estime leur nombre entre 3 et 5 milliards.
Cet oiseau, dont le nom est à l'origine du
mot "tourtière" a lui aussi été exterminé très rapidement après
l'arrivée massive d'Occidentaux sur le sol du continent Américain au 18e
siècle. Le zoologiste Albert Hazen Wright signala en 1914 que la toute
dernière représentante de l'espèce, une femelle baptisée Martha, était
morte dans sa cage au zoo de Cincinnati dans l'Ohio le 1er de la même année : source Wikipédia Fr.
Ce
n'est donc pas d’aujourd’hui que l'humanité extermine d'autres êtres
vivants... quand elle ne les torture pas ; même les êtres de sa propre
espèce. Vous êtes certain que notre intelligence est un si grand atout? À
moins que ce soit parce que c'est moins compliqué de ne pas s'en servir
= simplicité primaire.
Mais là, nous sommes
définitivement en pleine période d'extinction massive et c'est connu
depuis les années 1980. Selon les sources, le taux d'extinction actuel
des espèces est aussi le des taux le plus rapide, plus rapide même qu'à
l'extinction des dinosaures il y a 65 millions d'années, et qui a duré
plus longtemps que le terrible impact, car d'une part, le climat se
réchauffait déjà avant la météorite et leur extinction massive était
déjà en cours. D'autre part, l'extinction s'est poursuivie longtemps
après l'impact. Plusieurs espèces de mammifères, dont les humains, sont
des descendants directs d'une espèce de rat qui a survécu à tout ça, car
petit, adaptable et vivant dans des terriers.
Le taux
actuel d'extinction est environ 100 à 1 000 fois plus rapide qu'il ne
l'est en période normale ; de quoi nous donner à tous la chair de poule.
Rappelons tout de même que 99% de toutes les espèces animales,
végétales ou autres (vie pluricellulaire), depuis plus ou moins 550
millions d'années sont disparues. Aussi à lire
Quand
la Vie a fait ses débuts, c'était apparemment des cyanobactéries qui,
par photosynthèse, ont fait monter le taux d'oxygène : le comburant de
la vie, le carburant étant évidemment les calories ingérées.
La 6e extinction massive n'est pas diffusée à la télé ; celle-ci vous divertit : c'est plus rentable.
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Il y a eu 5 extinctions massives depuis les débuts de la vie pluricellulaire dans la Biosphère ; une coquille de seulement une vingtaine de Km d'épaisseur
et qui renferme tout ce qui Vit sur notre planète. Nous sommes le seule
et unique cause de la sixième extinction de masse de l'histoire de la
Terre : celle qui est en cours et que nous avons aveuglément, parfois
par aveuglement volontaire, initié. Nous devons, à n'importe quel prix, faire marche arrière ; c'est la bourse ou la Vie.
11 Février 2016
– Des centaines de poissons morts s’échouent sur les plages de l’Île
Maurice. On voit aussi ce genre d'événement de plus en plus souvent. les
2 causes les plus probables sont : empoisonnement causé par des
éclosions d'algues toxiques qui peuvent entraîner la mort d'humains,
principalement via des fruits de mer contaminés.
Morts massives d’animaux en 2016 : plus de 60 cas en seulement 6 semaines. Source en Français.
Outre
les massacres du Dodo, des Tourtes Voyageuses, des Tortues et de bien
d'autres espèces que nous avons déjà exterminées par nos armes, il y a
d'autres causes pour expliquer le déclin actuel.
La
perte d'habitat et la surexploitation des ressources (pêche,
déforestation, chasse...) en expliquent la plus grande part ; qu'on
parle de poissons, d'insectes, de végétaux, d'amphibiens, de reptiles,
de mammifères ou d'oiseaux.
La pollution de différentes
sources (civile, chimique, agricole, industrielle, domestique) en
explique une autre grande partie... jusqu'à ce jour, car le processus
d'extinction lui aussi ne peut que s'accélérer si nous ne le freinons
pas.
La hausse du niveau des océans conséquente au
réchauffement climatique a emporté une rare espèce de grenouilles vivant
sur une toute petite île en Australie et qui a été submergée en 2015.
La réduction de la couche d'ozone a aussi décimé des variétés de grenouilles et autres amphibiens, et qui sait quoi d'autres.
Nous
savons que 80% du nombre d'insectes est disparu depuis une quarantaine
d'années dans plusieurs régions et ce n'est certainement pas fini ; mais
qui sait combien d'espèces manquent à l'appel?
Les pesticides sont évidemment parmi les
causes principales avec la perte d'habitat ; mais peut-être aussi le
réchauffement climatique est-il en cause? Les études scientifiques
manquent... mais nous savons qu'abeilles et bourdons sont affectés par
le réchauffement climatique. Même le printemps arrive de plus en plus
tôt, et beaucoup plus tôt en Arctique et on nous dit que les fleurs
naissent et meurent avant que des pollinisateurs sortent de leur
hibernation... Tango pour la survie d'espèces au tempo désynchronisé.
Le
nombre d'individus de milliers d'espèces décroît rapidement, et tous
sont concernés par la survie ; la nôtre, mais aussi celle de tous les
autres. Si une espèce clé, tel le phytoplancton, les grands prédateurs
ou les insectes pollinisateurs venaient à disparaître... La Vie
est un vaste et complexe système dans lequel tout dépend de tout ; ce
n'est pas une chaîne alimentaire mais une toile dans laquelle si on
coupe l'un des fils, tout le reste en est affaibli et risque de ne plus
se tenir.
Nous décimons la vie océanique :
80% du krill se l'Antarctique est disparu ; c'est la base
alimentaire de plusieurs espèces, des baleines aux pingouins en passant
par les poissons.
40% du phytoplancton a lui aussi disparu, et en plus d'être à la
base de toute la chaîne alimentaire océanique il produit 50% de
l'oxygène indispensable à la Vie sur cette planète.
Les coraux, les écosystèmes les plus riches et importants se meurent à un rythme qui ne peut que susciter l'angoisse.
En 2048, et seulement à cause de la surpêche, les océans ne
pourront plus supporter la pêche commerciale. Il faut savoir que les
superchalutiers...
rejettent 40% de leurs prises, mortes ou moribondes à la mer car
soit ce ne sont pas les espèces recherchées, soit pas la taille
recherchée
40% des poissons dans nos marchés et supermarchés ont été pêchés illégalement (braconnage)
les superchalutiers détruisent les fonds océaniques, même à de très grandes profondeurs
les superchalutiers ne représentent que 2% des pêcheurs mais attrapent pus de 90% des poissons
Le filet d'un super-chalutier est assez grand pour contenir 13 Jumbo Jets.
Près des côtes d’Europe reposent plus de 100 000 tonnes de déchets
radioactifs oubliés. Des fûts remplis de ces déchets ont longtemps été
jetés par-dessus bord. Le déversement en mer de déchets radioactifs est
une pratique qui a été interdite mondialement en 1993. Cependant après
cela, l’industrie nucléaire a fait construire des canalisations
sous-marines pour évacuer ces mêmes déchets, toujours au large mais
cette fois à l’abri des regards, ou presque.
Si
Homer Simpsons travaillait dans une centrale nucléaire, c'était pour
éduquer les téléspectateurs sur les risques du nucléaire.
À
gauche, Bart et le très célèbre "Blinky", le poisson dont la centrale
nucléaire de Mr. Burns et ses déchets ont transformé en un mutant.
Sans
oublier ce que les Soviétiques ont coulé dans l'océan Arctique : des
sous-marins nucléaires, des réacteurs nucléaires, des conteneurs pleins
de déchets nucléaires (source en Anglais).
Mais
ça, c'était avant 1993, année où une entente contre le déversement de
déchets radioactifs a été signée. mais comme vous venez de le lire,
d'autres moyens ont apparemment été élaborés.
Des
rumeurs et des débris d'avion ont amené une équipe à visiter une île
perdue au large de la Colombie Britannique et à enquêter sur
l'écrasement, tenue secrète par les USA d'un de leurs bombardiers
nucléaires "qui se serait écrasé en sol Canadien". Selon l'enquête
(bidon), les témoignages recueillis auprès d'une des membres de
l'équipage, des communications radio peu avant l’écrasement de
l'appareil laissent planer un fort doute qu'il y aurait une bombe
atomique à bord de ce bombardier B-36 Peacemaker.
Le nom de code pour ce type d'incident est "Broken Arrow" et cet
incident serait le premier "Broken Arrow" (bombe atomique perdue ou
égarée de l'histoire).
Le B-36 Peacemaker
Date: 10 novembre 1950 Lieu: Québec, Canada Un
B-50 a jeté une bombe Mark 4 sur le fleuve Saint-Laurent près de
Rivière-du-Loup, à environ 300 milles au nord-est de Montréal. L'HE de l'arme [explosif élevé] a explosé lors de l'impact.Bien que n'ayant pas son noyau essentiel de plutonium, l'explosion a dispersé près de 100 livres (45 kg) d'uranium.L'avion a ensuite atterri en toute sécurité sur une base de l'armée de l'air des États-Unis dans le Maine (USA).
Mais ce site en Anglais,
qui ne répertorie pas cet accident ou incident dont parle le
documentaire, il y en aurait eu 32 autour du globe et non pas 60 comme
les prétend le documentaire et je n'ai trouvé aucune source rapportant
60 "broken arrow". Il apparaît clairement que ce documentaire ait été
réalisé par des "documenteurs" : le sensationnalisme se vend toujours
mieux que la réalité.
Gare aux exagérations conspirationnistes : toujours vérifier et contre-vérifier.
Dans
un futur plus ou moins lointain, la radioactivité va se répandre dans
les océans, car certains types de radioactivité ont une très longue demi-vie. Cette radioactivité causera des mutations et des cancers pendant des dizaines de milliers d'années ou plus.
Même
suite à une extinction massive et la disparition de l'Humanité, nos
déchets affecteront et influenceront la Vie pour des millions d'années à
venir.
Un des scénarios les plus catastrophistes
serait une montée trop rapide du niveau des océans, ce qui ferait faire
Fukushima à plusieurs réacteurs qui sont pour la grande majorité, situé
près du niveau des océans. Le record pour le démantèlement d'un réacteur
est de 15 ans, mais ça, c'était en Europe...
De
nos jours, il est courant de se faire dire que le démantèlement d'un
réacteur peut prendre de 30 ans (France) et de plus de 40 ans (USA) ;
mais c'est à la condition qu'il y ait des fonds disponibles.
Pauvre
jeunesse qui devra payer pour tout ça... et qui devra tenter de
résoudre les problèmes que nous savons que nous causons depuis au moins
50 ans.
Quelle foutue absence de lucidité!
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Extinction massive initiée par un surplus de CO2
Ce
n'est pas la première fois que ça se produirait sur Terre. Mais la
Terre, si laissée à elle-même, nécessite de gigantesques éruptions
volcaniques durant 20 milliers d'années pour faire grimper le taux de
CO2 à un niveau provoquant une extinction massive par réchauffement
climatique et aussi, par acidification des océans ; car le CO2 rend les
océans acides. Actuellement, plus de 30 millions de tonnes de notre CO2 sont dissoutes dans les océans à chaque jour : c'est la cause de leur acidification.
La végétation qui disparaît amène des famines
Quand la chaleur s'accroît l’agriculture devient de plus en plus difficile: sécheresses, inondations, météo chaotique, infestations de locustes ou autres insectes, etc.
La végétation naturelle aussi souffre, ce qui a un impact sur les populations des écosystèmes.
Le
réchauffement global s'établit maintenant à près de 1,2°C, ce qui ne
représente que 2,3% du total du réchauffement global. Tout le reste du
réchauffement (98%) et ses impacts sont méconnus du grand public.
Par
exemple, le réchauffement des sols (2,1%) sur les continents accélère
l'assèchement des sols, réduit leur productivité et leur fait émettre du
CO2.
Nous avons vu dans cet article antérieur
que le réchauffement des océans s'accélère à un rythme époustouflant.
Il atteint l'équivalent thermique de 12 bombes atomique comme celle que
les élus Américains (encore eux) ont lancées sur Hiroshima à la seconde.
Le
réchauffement provoque la désoxygénation des océans, une des premières
étapes vers une extinction massive causée par trop de CO2 dans
l'atmosphère, article antérieur.
Une
autre première étape qui se produit en même temps que tout le reste,
c'est l'acidification des océans, car environ 50% du CO2 que émis
retombe dans les océans. Un autre puits de carbone déjà trop plein...
Les océans sont aujourd’hui de 30% à 40% plus acides
depuis les années 1950 et cela a des impacts dévastateurs sur toutes
les créatures qui forment une carapace de carbonate pour se protéger (L'étude scientifique, en Anglais), car l'acidité rend la formation de ces coquilles plus difficile et c'est ce qui a causé à ce jour la disparition de 30% du phytoplancton de la planète et qui rend la vie si difficile pour les éleveurs de mollusques.
Le
nombre de zones mortes, c’est-à-dire sans oxygène dissout dans l'eau et
où donc, la vie marine est impossible devrait occuper la "majorité des
océans" (50% ou plus) vers 2050 (étude en Anglais), problème que les eaux de ruissellement agricole amplifient.
De ces zones mortes ont déjà commencé à émettre du
sulfure d’hydrogène, un gaz très mortel, même à faible concentration :
200ppm.
Si vous voyez de l'eau de cette couleur,
éloignez-vous et appelez les autorités : c'est signe de présence de
sulfure d'hydrogène.
Le
Dr. Peter Ward surnomme le sulfure d'hydrogène "la Grande Faucheuse des
extinction massives", car ce dernier se répand, comme l'oxygène le
fait, tout autant dans l'eau que dans l’atmosphère et tue presque tout
même à très faible concentration (200 ppm).
Présentation vidéo sur les extinctions massives (en Anglais) par le Dr. Peter Ward.
Évidemment,
la production d'oxygène ne tombe pas à zéro en période d'extinction
massive ; actuellement 21% du contenu de notre atmosphère, le taux
global moyen d’oxygène peut descendre à 12%,
ce qui permet à
quelques créatures de difficilement survivre dans un quelconque
environnement. Par exemple, des requins ont survécu à l'extinction Permien/Trias qui a exterminé 95% des espèces marines et 70% des espèces terrestres.
Diminution du taux d'oxygène selon un instrument de mesure situé sur la côte Ouest des États-Unis. Source : http://scrippso2.ucsd.edu/
On
ne mentionne que le taux de CO2 qui avoisine les 410 ppm (Mai 2017) :
on compare généralement de mai à mai) et est toujours en croissance,
principalement parce que les puits de carbone sont pleins et que la
biosphère en fait une indigestion et commence elle aussi à en rejeter,
car il fait déjà trop chaud... et nous n'avons pas encore commencé à
réduire nos émissions de CO2, enfin, pas assez pour faire une différence
appréciable.
Voici une donné intéressante : la croissance du taux de CO2 par année.
Année__ppm/an
1959____0.96
1960____0.71
1961____0.78
1962____0.56
1963____0.57
1964____0.49
1965____1.10
1966____1.10
1967____0.61
1968 ____0.99
1969____1.32
1970____1.13
1971____0.73
1972____1.47
1973____1.46
1974____0.68
1975____1.23
1976____0.97
1977____1.92
1978____1.29
1979____2.14
1980____1.70
1981____1.15
1982____1.00
1983____1.84
1984____1.24
1985____1.63
1986____1.04
1987____2.69
1988____2.24
1989____1.38
1990____1.18
1991____0.73
1992____0.70
1993____1.22
1994____1.68
1995____1.95
1996____1.07
1997____1.98
1998____2.80 (Super El Nino)
1999____1.34
2000____1.24
2001____1.84
2002____2.38
2003____2.27
2004____1.55
2005____2.44
2006____1.77
2007____2.09
2008____1.78
2009____1.62
2010____2.44
2011____1.68
2012____2.39
2013____2.44
2014____2.00
2015____2.96
2016____2.93
Quand
ça dépasse environ 2 ppm/an, c'est supérieur à la moyenne de nos
émissions qui ont plafonné en 2014 selon les ventes de combustibles
fossiles. :e surplus provient des puits de CO2 qui n'en absorbent plus
ou même en émettent tels que la végétation et les sols et de la fonte du
pergélisol.
La NOAA a publié le taux de
CO2e vers juillet 2016 ; c'est une mesure qui normalise tous les autres
gaz à effet de serre ; méthane, oxyde nitreux, ozone troposphérique. CFC
et HFC, etc. pour les comparer au CO2. Ce taux de CO2e était alors à
490 ppm et ça n'inclue pas la vapeur d'eau (puissant gaz à effet de
serre) qui double le réchauffement causé par les seuls gaz à effet de
serre.
Près d'un an plus tard (aout 2017), le taux de CO2e va atteindre ou légèrement dépasser les 500 ppm...
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Il
y a une solution toute simple : consommer le moins possible, vivre et
consommer localement ; il faut cesser d'alimenter le monstre qui nous
tue.
Il nous faut résister à la complexité involontaire ;
revenir à des valeurs plus saines et plus simples et surtout, plus
sociales.
Nous savons maintenant avec certitude que la valeur de l'accélération du
réchauffement est de 140%, mais nous savions déjà qu'il se réchauffait
plus rapidement qu'à l'époque du super El Nino de 1998. Ce qui est
intéressant à comprendre, c'est comment on en est-on venu à établir ce
140%.
Le tableau ci-dessous montre les intensités des
El Niño et la Niña de 1951 à 2017. On remarque que le premier Super
El Niño s'est produit en 1982-1983.
Nous savons aussi que
quelqu'un né après 1984 n'a jamais connu un climat « normal »,
c'est-à-dire plus ou moins dans la moyenne des dix derniers millénaires.
Voici
la température des 800,000 ans avant l'an 0 de notre calendrier. On
voit bien la régularité des âges glaciaires interglaciaires que les
cycles orbitaux induisent au climat de la Terre. Ce sont les Cycles de Milankovitch
Et sur celui-ci, les derniers 1,500 ans.
Vous ne trouvez pas que ça grimpe vraiment très vite?
N.B.
Personne ne peut prévoir quand, c'est-à-dire quel degré de
réchauffement (3°C à 6°C, ou plus), la température moyenne globale se
stabilisera. C'est un peu comme si c'était la 1ere fois qu'on mesurait à
quelle température l'eau bout.
Peut-être
qu'il faut comprendre un peu le système pour qu'on en perde quiétude et
sommeil un peu comme on perdrait deux membres...
Je
maintiens les prévisions (pas les miennes, mais celles du GIEC, (selon
le scénario RCP 8,5, le pire, et celui que nous suivions en aveugle)
d'atteindre ou même de dépasser les 2°C pour, ou peut -être même peut
être avant si vous avez lu mon dernier article,
et plus spécifiquement la section qui parle du gaz naturel.
Visualisez
le climat comme un bus dans lequel l'humanité entière est passagère.
Ensuite, imaginez que ce bus circule en territoire inconnu (l'état
actuel du climat). Soudain, une pente raide, un virage brusque et un
profond précipice ; celui de l'oubli.
Le bus tente de freiner, s'arrête à peine, mais avec le devant du bus dans le vide (NOTE : personne ne peut sortir). Nous savons qu'il va plonger vers l'extinction massive, d'un instant géologique à l'autre...
Nous en sommes tous désormais plus ou moins exactement à ce point "ici et maintenant". Un peu trop de méthane par exemple et...
OK... tout le monde recule par en arrière tout doucement hein. Et pas de conneries!
Nous n'avons plus le temps d'attendre après qui, ni quoi que ce soit.
Il
faut talonner et harceler nos politiciens qui décident pour le
bien-être à court terme des lobbys ; pas pour faire face à la réalité
tellement pressante et urgente. Nous n'avons plus le droit, si on veut que un Futur, de laisser une chance à quiconque, car ça risque d'être celle qui fera tout basculer au point où nous en sommes.
Fini les trumperies!
Néolibéralisme : un joli mot pour désigner un système corrompu qui nous mène à notre perte... à toute vitesse.
Les explications du 140%
On
surveille la température à l'aide de deux méthodes très différentes :
les mesures au sol et celles que prennent nos satellites qui ont
l'avantage formidable de prendre la température à tous les points à la
grandeur de notre planète et en continu. Cependant il, y avait un écart
entre les deux types de mesure et il nous était donc impossible de
mesurer "scientifiquement" le taux d’augmentation du réchauffement
climatique global.
Ils ont fini par trouver la cause et la solution est venue du même coup.
L'orbite
(altitude et vitesse) des satellites se ralentit un peu constamment,
car il y a encore suffisamment de molécules pour occasionner une
(faible) friction, ce qui ralentit les satellites peu à peu.
Ce
ralentissement provoque une perte d'altitude (vous vous souvenez de
Newton?) ce qui fausse fausse les lectures des satellites qui perdent
ainsi un peu de leur très précise calibration.
Et donc,
les températures mesurées par les satellites étaient un peu inférieures
aux données récoltées par les stations météo à la surface de la Terre.
On a donc fait les corrections...
Le rouge montre
l'accélération du rythme du réchauffement de 140% depuis 1998 par
rapport aux données faussées par le glissement (glitch) orbital des satellites.
Mais le réchauffement climatique s'accélère. Quel en sera le taux d'accélération dans 20 ans comparé à aujourd'hui?
Le
réchauffement causé par les seuls gaz à effet de serre provoque de
l’évaporation et la vapeur d'eau résultante double le réchauffement.
Donc, 0.5°C de réchauffement devient 1°C...
Et c'est ce
surplus de vapeur d'eau qui est responsable de la majorité de ces
dévastatrices pluies diluviennes qu'on voit de plus en plus.
Toutes sortes de boucles qui se renforcent elles-mêmes et qui accélèrent et amplifient le réchauffement climatique (self-reinforcing feedback loops) sont enclenchées :
Le réchauffement alimente les feux de forêts qui alimentent le réchauffement.
Le réchauffement alimente la fonte de la banquise Arctique, qui à son tour, alimente le réchauffement.
La végétation absorbe de moins en moins de notre CO2, ce qui accélère aussi le réchauffement.
Les arbres qui meurent (120 millions seulement en Californie l'an
dernier) à cause de trop de chaleur et d'insectes (qui survivent
maintenant aux hivers de plus en plus doux), meurent en émettant su CO2.
les sols s'assèchent de plus en plus à cause de la chaleur, et émettent du CO2.
Le pergélisol qui fond à cause du réchauffement climatique accélère le réchauffement climatique.
La biosphère fait une grave intoxication au CO2.
Il
y en a plusieurs autres, mais impossible (pour moi du moins) de trouver
une sorte de liste "officielle" les regroupant toutes avec chacune son
potentiel véritable de réchauffement ; c'est encore mal connu parce que
ces boucles sont très complexes : les unes entraînent les autres et
vice-versa. À ce niveau, la climatologie se complexifie rapidement, mais
on peut quand même s'en faire une petite idée pour soi-même.
On
peut s'imaginer que chacune de ces boucles agit comme un accélérateur
qui ajoute vitesse au rythme du réchauffement, et il y en a
quelques-unes capables de faire accélérer le réchauffement climatique et
de nous amener à toute vitesse là où nous ne devons absolument ne pas
aller...
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La même étude scientifique montre ce que savent et redoutent la majorité des intéressés. Voici un résumé de l'article source en Anglais.
La
planète pourrait réchauffer beaucoup plus que prévu car cette récente
étude démontre que les hausses de température mesurées au cours des
dernières décennies ne reflètent pas complètement le réchauffement
climatique déjà en cours
Tout
est question du niveau de la sensibilité climatique à nos émissions de
Gaz à Effet de Serre surtout lorsque comparé aux climats anciens qui
n’ont jamais connu une hausse aussi fulgurante de la quantité de GES. Le
système climatique de notre planète est beaucoup plus sensible à cette
injection de GES que, encore une fois, ce que l'on croyait il y a peu de
temps (comme dans le 5e rapport du GIEC par exemple).
Le lit asséché de la rivière Po dans le Nord de l'Italie suite à (une autre) sécheresse exceptionnelle. 23 juin2017.
Photographie : Miguel Medina/AFP/Getty Images
Parce que le système climatique de la Terre a une réponse rapide (disons d'une décennie à un quart de siècle) et une lente (de plusde 25 ans allant à des siècles) à l'augmentation des émissions de carbone, a déclaré M. Proistosesc d'Harvard qui a mené cette recherche : l'espoir était que le système climatique n'avait pas une sensibilité si élevée à nos émissions de CO2 (et autres GES).
Le
taux de CO2 augmente de plus en plus rapidement dans notre atmosphère,
mais les émissions de sources humaines ont plafonné depuis 2014.
Les
puits de carbone (végétation, océans, sols) sont pleins et débordent
désormais de CO2. C'est une première étape importante ; un seuil de
franchi dans le processus d’extinction massive initié par un
réchauffement climatique ; et jamais un tel réchauffement n'aura été
aussi abrupt dans l'Histoire de la Terre.
Les océans capturent de moins en moins de carbone (étude en Anglais)
La végétation capture de moins en moins de carbone (CO2) (article en Anglais
Les sols absorberont de moins en moins de CO2 (étude en Anglais)
Le réchauffement climatique s'accélère 140% plus rapidement depuis 1998 (étude en Anglais)
Le
réchauffement climatique actuel dont nous sommes la seule cause se
produit 170 fois plus rapidement que ce que les forces de la Nature sont
capables de faire lorsque laissées à elles-mêmes (étude en Anglais).
Les espoirs d'un changement climatique modéré sont disparus (article en Anglais).
Pergélisol : 7 000 bulles de gaz souterraines prêtes à «exploser» dans l'Arctique (article en Anglais).
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Un bref éditorial
70%
des Américains savent que le réchauffement climatique est une menace et
une bonne proportion d'entre eux sont "très inquiets" des risques bien
connus que le réchauffement climatique amène.
Mais très peu le sont autant que ceux qui comprennent très bien la situation dans laquelle nous sommes tous.
C'est
toujours au niveau politique que ça bloque, et ce, depuis 1965 alors
que Linden B. Johnson, président Américain de l'époque, a été personnellement prévenu des dangers du Réchauffement Global (comme on le nommait à l'époque) par un groupe de
scientifiques.
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Merci de partager les articles du Climatoblogue ; ils sont écrits pour informer.
Vous
avez remarqué s'il pleut plus souvent chez-vous? Et/ou que le ciel est
plus gris ou a changé et plus particulièrement depuis plus ou moins une
ou deux décennies? Si vous avez accès aux statistiques météo
(température, heures d'ensoleillement, précipitations) de votre région,
allez vérifier pour voir, pour savoir.... Depuis 1985, toutes les années
ont été plus chaudes que la moyenne, on peut donc dire que vous n'avez
jamais connu un climat "normal" si vous êtes nés après 1985.
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On
prévoit que le réchauffement de la Terre va sévèrement dérégler le
cycle de l'eau que nous sabordons aussi avec nos activités ; (principalement l'élevage des bovidés ; il y a plus de bovidés sur Terre que d'humains).
Bien sûr, nous ne savons pas "exactement" quels seront ces changements,
mais nous avons une bonne idée basée sur les indices du climat passé et nous savons qu'ils seront sont abrupts. Nous avons aussi des modèles climatiques de plus en plus fiables.
Cette
affiche "Défense de se baigner" aux abords d'un lac situé dans le
bassin de Turfan dans l'extrême Ouest de la Chine ; mais ce lac s'est
complètement asséché au cours de la dernière décennie à mesure que notre
planète s'est réchauffée et que les précipitations se sont déplacées loin de cette région. Photo : Aaron E. Putnam
"Nous observons une très forte tendance à l'assèchement dans le Sud-Ouest des États-Unis" dit Andreas Prein, chercheur post-doctoral au National Center for Atmospheric Research.
"Le Sud-Ouest a possiblement déjà dérivé vers un climat plus sec".
Effectivement, plusieurs craignent que cette importante partie des
États-Unis ne développe une "sécheresse extrême" (étude en Anglais).
Une autre étude (en Anglais)
prévoit aussi que les bandes de pluies risquent de se déplacer vers le
Nord à mesure que l'hémisphère Nord se réchauffera plus rapidement que
l’hémisphère Sud. Ce changement se produirait en concert avec cette
expectation qui perdure ; que les régions où il pleut déjà recevront
encore plus de pluie et que les endroits où le climat a déjà tendance à
être sec, s'assécheront.
"L'étude
ajoute au déjà vaste ensemble d'évidences que le changement climatique
va dérégler les mouvements de grande amplitude de l'air et de la vapeur
d'eau de notre atmosphère. Et cela a de l'importance car ces patterns
déterminent dans une large mesure où il pleut et où le climat est plus
aride" écrit Kate Marvel, climatologue à la NASA dans un courriel.
Cette
étude ne mentionne que les USA en détail, mais le même phénomène se
produit ou se produira en Europe ; les inondations qu'à subit la Grande
Bretagne depuis 2010 ne sont pas totalement étrangères à ce phénomène.
Cette
redistribution des pluies aura des conséquences pour l'accès à l'eau
dans certaines régions et plus particulièrement là où les réserves d'eau
sont déjà limitées, tel le Sud-Ouest des États-Unis et plus encore,
certaines parties de l'Afrique et du Moyen-Orient.
Évidemment,
c'est en analysant le climat du passé et en le comparant avec les
modèles numériques basés sur les observations et les lois de la physique
qu'on en arrive à ces conclusions. Ils ont investigué des lacs dits
"lacs à bassins fermés" : des lacs qui sont alimentés par des rivières
mais sans déversoirs, le niveau de ces lacs n'est donc contrôlé que par
les précipitations et l'évaporation.
La berge du lac Mono, Californie en 2013. Les berges anciennes qui marquent le paysage oriental de la Sierra Nevada indiquent que le niveau de ce lac était beaucoup plus élevé alors que le climat était plus froid. Photo : Aaron E. Putnam
Selon les principes élémentaires de la physique
atmosphérique, les scientifiques prévoient qu'à mesure que notre planète
se réchauffera à cause de nos émissions de gaz à effet à serre
croissantes, la moyenne globale des précipitations augmentera ; et parce
qu'une température plus élevée provoque plus d'évaporation, les
endroits déjà secs s'assécheront davantage. Bien sûr, les endroits secs
ne sont pas nécessairement à l'abri d'une pluie diluvienne occasionnelle
car la météo devient aussi de plus en plus chaotique à mesure que le
climat se réchauffe. Article source en Anglais
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La vapeur d'eau est un puissant gaz à effet de serre À
chaque degré de réchauffement causé par les gaz à effet de serre, cela
ajoute suffisamment de vapeur d'eau (par évaporation) pour faire grimper
la température de un degré supplémentaire. Cela augmente aussi les
précipitations globalement et accroît le risque de pluies torrentielles
causant des inondations parfois éclairs ou des chutes de neige
spectaculaires.
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Ce type de graphique
permet aussi de visualiser la distribution de la probabilité
d’événements météo extrêmes (canicules, pluies diluviennes, cyclones,
tempêtes, etc.) à mesure que la température augmente.
On doit donc s'attendre à plus d'événements météo extrêmes, nous n'en sommes encore qu'au tout début.
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Ça semble particulier, mais on ne note pas encore de variations du nombre ni de l'intensité des tornades aux USA, mais les tornades
sont des phénomènes particuliers très différents des ouragans/typhons
qui eux se nourrissent principalement de la chaleur des océans, chaleur
qui devient de plus en plus excessive.
Mais au Canada on prévoit...
Les Canadiens devront relever de nombreux défis pour faire face
et s'adapter aux effets des changements climatiques. Des sécheresses
régionales pourraient occasionner des pénuries d'eau, la hausse
du niveau des mers et les fortes précipitations pourraient causer plus
de dommages en raison des inondations, et les températures plus chaudes
pourraient provoquer plus fréquemment des orages et des tornades(Gvt. du Canada).
Une seule tornade de force F5 (vents 420-512 km/h) a été observée au Canada, et c'était en 2007. NOTE : la puissance des tornades est évaluée sur une échelle de F0 à F5 (échelle de Fujita)
selon les dommages qu'elle a causés, mais la destruction que produit
une F5 est tellement dévastatrice qu'on ne saurait dire avec certitude
si les vents ne dépassaient pas les 512 km/h, ni même de combien... _______________
P.S. Si vous avez observé des changements climatiques dans votre région, laissez un témoignage S.V.P.
Où je demeure, il y a plus de nuages et c'est souvent gris.
Le printemps a été très frais, humide et gris cette année.
L'hiver, la rivière gèle environ 1 mois plus tard et dégèle environ 1 mois plus tôt par rapport aux années 1980 et avant.
L'hiver, il tombe généralement moins de neige que par le passé.
Bien que le ciel soit souvent couvert, il ne pleut pas tant que
ça.
Le nombre de feux de forêts tend à diminuer.