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dimanche 31 juillet 2016

Une Nouvelle Recherche Démontre que le Climat va se Réchauffer plus Rapidement que les Modèles le Prévoient

Avertissement : lire cet article peut accroître votre niveau d'anxiété.


Cette nouvelle recherche Historical records miss a fifth of global warming: NASA (les données historiques ont manqué un cinquième du réchauffement global : NASA).
Cette étude est parue le 21 juillet 2016 et c'est une nouvelle des plus importantes.

Les modèles climatiques dont ceux du GIEC qui ont alimenté les discussions de la COP21 (et des 20 autres COP) sont basés sur les données de températures historiques dont la moyenne de base pour établir les 2°C de "limite de dangerosité au réchauffement", est de 1850 à 1910. Le début de l'ère préindustrielle (début de l'utilisation massive de charbon) est datée à 1750 ; il faut ajouter 0,3°C à la moyenne de 1850-1910 pour en tenir compte.
Station météo. Ç'a du être difficile de l'installer dans ce fabuleux décor.
Dommage que ça le défigure...
Il y a longtemps qu'on connaissait ces "bizarreries" (quirks) dans les données historiques, mais ceci est la première recherche qui en calcule les impacts.

Lorsqu'on a programmé les modèles en corrigeant ces "erreurs" (quirks), ces derniers sont finalement en accord avec le réchauffement observé, mais cela ne concerne que le court terme. 

Nous savons que l'Arctique se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste du globe, mais les données provenant de l'Arctique sont rares car il y a peu de stations météo. Une série de données (data set) des températures de l'Arctique prise avec moins de points de mesure montre donc moins de réchauffement. Les chercheurs ont décidé de programmer les modèles numériques afin qu'ils tiennent compte de ce manque de couverture (probablement  par interpolation mais l'étude ne le mentionne pas clairement).

Cette nouvelle étude prend aussi en compte deux autres problèmes. 

En premier lieu, les données historiques sont parfois un méli-mélo des températures de surface océanique et de mesures atmosphériques, alors que les modèles numériques ne tiennent compte que de l'atmosphère (oui, ça me renverse moi aussi) ce qui a biaisé les modèles vers des prévisions de températures moins élevées.

Visualisation de la perte de glace sur l'océan Arctique entre 1974 et 2014.

La deuxième problématique, c'est qu'il y avait beaucoup plus de glace dans l'Arctique quand nous avons commencé à y enregistrer les températures dans les années 1860 et les premiers observateurs ont enregistré les températures de l'air au-dessus de sols gelés. Lorsque la glace a commencé à fondre, les observateurs ont enregistré les températures de l'eau à la place.

L'effet combiné des trois points montre que 19% du réchauffement étaient cachés dans ces données a évidemment surpris les chercheurs par son amplitude ; on croyait l'impact minime. Les scientifiques auteurs de cette recherche préviennent que les programmateurs des modèles climatiques à long terme de tenir compte de ces résultats.
J'écris pour informer, merci de partager mes articles.

vendredi 22 juillet 2016

Paradoxe et Menace de l'Antarctique

Les paradoxes sont toujours des erreurs de compréhension et/ou de perception ; la nature ne produit pas de paradoxes. On les transforme parfois en mensonges comme les cuves à penser de l'industrie de combustibles fossiles savent si bien le faire.


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     Le paradoxe est inexistant

Il y a deux sortes de glaces, celle qui flotte sur l'eau et celle sur la terre ferme. La glace qui flotte sur l'eau est comme un glaçon dans un verre et ne fait pas grimper le niveau en fondant. Celle sur la terre ajoute au niveau exactement comme si on ajoutait un autre glaçon à son verre.

Source de l'image, cet article du Huffington post
Commençons avec l'apparent paradoxe de la glace marine qui, de toute évidence, couvre une surface de plus en plus grande en Antarctique durant l'hiver Austral. Il faut savoir que primo : 
- cette glace se forme plus tard qu'auparavant 
- secundo, elle fond bien avant qu'elle ne le faisait dans le passé pas si lointain.

L'eau qui forme cette glace est de l'eau douce provenant de la fonte de glaciers du continent Antarctique et qui flotte au-dessus l'eau salée plus dense. Cet apport d'eau douce facilite aussi la formation de glace puisqu'elle gèle plus facilement que l'eau de mer habituellement salée.

Ensuite, les vents autour du continent Antarctique soufflent plus fortement qu'auparavant, ce qui étale la glace plus loin autour du continent ; il n'y a aucune masse de terre dans l'océan Australe pour ralentir, pour faire barrière à ces vents qui y sont très puissants.

L'image qui suit est une synthèse de millions d'observations sur le mouvement des glaces, et donc des vents, autour de l'Antarctique. On voit clairement que les vents poussent les glaces vers l'extérieur, loin de l'Antarctique.
Image: Los Alamos National Laboratory/Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)
Cette superficie de glace plus grande est aussi liée à une variabilité naturelle nommée IPO (Pacific inter-Decadal Oscillation) ou Oscillation interdécennale du Pacifique, actuellement en phase négative qui est caractérisée par une température de l'eau plus froide que la moyenne dans le Pacifique tropical de l'est. Voire cette recherche en Anglais.

Quand la phase IPO deviendra positive, il devrait, selon cette recherche, se former moins de glace sur l'océan autour de l'Antarctique.

L'impact ultime est une dépression accrue au large de l'Antarctique vers la mer d'Amundsen connu sous le nom de la "dépression de la mer d'Amundsen". Et les vents générés sur le côté ouest de cette dépression étalent la glace vers le nord et c'est ce phénomène qui accroît principalement la superficie de glace.



Il faut savoir que l’Antarctique s'est réchauffé de 3°C depuis 1960. Voire cette étude en Anglais. C'est, avec l'Arctique, une des régions du globe qui se réchauffe le plus rapidement.

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      La menace, c'est évidemment la fonte de l'Antarctique

Une étude en date du 9 mai 2016 confirme ce que plusieurs autres études ont déjà relaté : l'Antarctique fond de plus en plus rapidement. L'Antarctique atteint les 4 800 mètres d'élévation ; ça représente beaucoup d'eau une fois fondue et ça ajouterait 61 mètres au niveau des océans au total (la fonte complète du Groenland n'ajouterait que 7 mètres au niveau des océans). De 2002 à 2016, l'Antarctique a perdu en moyenne l'équivalent de 100 kilomètres cube d'eau par année. Cette étude fournit un site de visualisation qu'on peut visiter ici.

Il y a à peine 18 mois, seule la péninsule Ouest de l'Antarctique faisait les manchettes avec sa fonte qui menace, elle aussi, toutes les villes côtières. Le taux de fonte de la péninsule Ouest de l’Antarctique double aux 6 ans. 

Mais depuis environ un an, on s'est aperçu que le côté est de l'Antarctique, qu'on croyait quasi invulnérable a subitement montré de sévères signes de fonte. La principale cause de la fonte des glaciers de l'Antarctique, c'est l'eau plus chaude qui fait fondre les glaciers par en dessous. En plusieurs endroits, la plaque continentale se trouve jusqu'à deux kilomètres sous le niveau de la mer. En certains endroits, la fonte des glaciers par en dessous dépasse les 2,5 cm d'épaisseur de glace par jour. Cette image montre le processus.


C'est à peu de chose près ce qui se passe du côté est avec l'immense glacier Totten qui ferait à lui seul grimper le niveau des océans de deux mètres. Il est à noter qu'une partie de cette hausse peut, elle aussi, être assez subite. Quand un glacier décroche du fond rocheux, il tombe directement dans l'eau et la hausse est donc subite avec un risque potentiel de raz de marée.


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     Une étude faussée

Des chercheurs néophytes de la NASA ont commis une erreur de débutant l'an dernier en affirmant que le continent Antarctique gagnait de la masse. La source de l'erreur a été trouvée. Ils utilisaient des données altimétriques (et non gravimétrique) pour conclure que l’Antarctique gagnait de la masse. Les senseurs des satellites utilisés étaient vieux et incorrectement calibrés. De plus, mesurer la hauteur des sommets enneigés ne dit rien sur le poids de la glace ni sur le fait que les glaciers de l'Antarctique fondent principalement par le dessous. Le satellite GRACE mesure directement la masse. Visiter Wikipédia FR pour voir comment fonctionne cette merveille de technologie.

Vous voilà armés pour contrer un des mensonges de l'industrie des combustibles fossiles.


 
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lundi 18 juillet 2016

Il Faut Déclencher une Alerte Climatique Mondiale

C'est l'avis de plusieurs climatologues et autres scientifiques, en voici les raisons :
  • La température moyenne globale se réchauffe beaucoup plus vite que prévu.
  • L'entente de la COP21 nous garantit au minimum 3,5°C de réchauffement.
  • La glace sur l'océan Arctique fond beaucoup plus rapidement que prévu et cela accélère grandement le réchauffement climatique.
  • La fonte du Groenland et de l’Antarctique est maintenant inéluctable.
  • La végétation, comme en Amazonie et en Californie par exemple, commence à mourir à grande échelle et n'absorbe plus de CO2, et quand elle meure, elle en émet.
  • Les océans se réchauffent très rapidement et perdent ainsi l'oxygène gazeux qui y maintient la Vie.
  • Le nombre d'événements météos violents est en croissance accélérée.
  • Le nombre et l'intensité des feux de forêt augmentent.
  • Migration de virus, parasites et insectes des tropiques vers le Nord.

Je viens juste d'apprendre par Paul Beckwith, spécialiste du système climatique, que 20% du réchauffement global s'est produit au cours de la dernière année seulement.

Le système climatique, comme un immense train, a beaucoup d'inertie : ça prend un immense effort pour l'accélérer ou le ralentir et il accélère depuis 1750, le début de l'ère industrielle. Et il continue d'accélérer puisque nous n'avons rien fait pour remédier à la situation depuis les premiers avertissements et en particulier depuis la première la première COP en 1979. La balle est dans le camp des politiciens du monde depuis ce temps ; ils sont paralysés par l'argent, les lobbys (corruption légalisée en français).

C'est le très récent article de David Spratt Emergency action is only sane response to escalating climate impacts qui m'a incité à écrire celui-ci. Mais d'autres aussi. Le spécialiste du système climatique, Paul Beckwith appelle à déclencher une alerte mondiale sur les changements climatiques dans ses présentations, comme dans celle-ci.


Pour avoir les sous-titres en Français, il vous faut
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2- Clic sur l'engrenage puis sur sous-titres
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4 Choisir Français (La traduction est imparfaite)
NB. Il m'arrive de devoir mettre sur pause pour avoir le temps de lire/comprendre le texte qui n'est pas très exact.
Il y a aussi Sam Carana de Arctic-news qui depuis des années termine ses articles ainsi : The situation is dire and calls for comprehensive and effective action, as described at the Climate Plan.
(La situation est critique et exige l'application d'un plan complet, concerté et efficace, comme décrit dans le plan climatique.)

De nombreux autres scientifiques sont d'un avis similaire. Le 12 janvier 2013, le journal The Guardian titrait US scientists in fresh alert over effects of global warming qui dit principalement que le réchauffement global a un impact de plus en plus important sur la vie aux États-Unis.

Quant à lui, le New York Times  disait le 22 mars 2016 en se basant sur la récente étude de James Hansen et son équipe Scientists Warn of Perilous Climate Shift Within Decades, Not Centuries. Des scientifiques nous alertent d'un dérèglement climatique dangereux au cours des prochaines décennies, et non du prochain siècle prochain.

Le US News titrait le 28 juin 2016 : Scientists Warn Congress Not to Ignore Climate Change. Les scientifiques avertissent le Congrès (Américain) de ne pas ignorer les changements climatiques.

Le 22 juin 2016, http://www.commondreams.org/news publiait cet article : As Southwest Burns, Climate Scientists Warn: You Ain't Seen Nothin' Yet. (Pendant que le sud-ouest (des États-Unis) brûle, les scientifiques préviennent : vous n'avez encore rien vu.)

Les scientifiques et ceux qui, comme moi, connaissent le risque absolu du réchauffement climatique : une extinction massive exactement comme ce qui s'est produit dans le passé de la Terre. Que ce soit nous ou bien une éruption volcanique intempestive qui a duré au moins un millier d'années qui émettions le CO2, le résultat sera le même.

La première alerte au réchauffement climatique a été déclaré par des scientifiques il y a plus de 50 ans, soit le 5 novembre 1965 au président Américain de l'époque, Lyndon Baines Johnson, qu'on voit ici à la Maison-Blanche.
Source : Photograph: Bettmann/Corbis
En 2010, Malcom Turnbull a dit : nos efforts pour contrer les changements climatiques on été trahis par un manque de leadership et une lâcheté politique jamais vue.

David Spratt poursuit : nous n'avons plus le temps pour un changement lent et graduel de politiques. Le sentiment d'urgence est croissant chez les scientifiques de premier plan et chez des dirigeants responsables. Il y a presque une décennie, le secrétaire général de l'ONU,Ban Ki-moon a déclaré au sujet du réchauffement climatique : "ceci est une urgence, et pour une situation urgente, nous avons besoin d'actions urgentes."

Je suis de l'avis de David Spratt et de tous les autres ; il faut déclarer une urgence globale pour lutter contre le réchauffement climatique qui s'accélère. C'est la seule solution, le seul choix sensé que nous avons en tant que Civilisation et en tant qu'Humains, peut importe les sacrifices qu'il faille faire. Nous avons le devoir de sauver la Vie et nous-mêmes des cataclysmes que nous semons pour l'avenir qui semble se rétrécir.

Un seul degré de réchauffement de plus aura des conséquences désastreuses sur l'agriculture, les pêcheries et cela ne fera qu’accroître l'intensité et le nombre d'événements météo violents. Autrement dit, cela met en danger la survie de plusieurs millions de personnes et sera aussi la cause de guerres et de révoltes. La survie même de la Civilisation humaine est menacée.

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vendredi 15 juillet 2016

Les Nouveaux Nuages du Réchauffement Climatique... Accéléré


Il y a effectivement plus de nuages qu'avant. La raison en est fort simple, à chaque centième de degrés de réchauffement causé par les gaz à effet de serre, un centième de degré s'ajoute à cause de la vapeur d'eau qui résulte du réchauffement initial.
Nuage en formation. Photo : Jac~Bo
Chaque de degré C de réchauffement ajoute 7% de contenu de vapeur d'eau dans l'atmosphère, ce qui en retour ajoute 1°C de réchauffement. C'est l'une des raisons pour laquelle le réchauffement est exponentiel (il s'accélère de plus en plus) et n'est pas linéaire comme le croit la plupart.

Il y a peu de temps, on croyait, à tort, que les nuages nous protégeraient quelque peu du réchauffement climatique, voyons ce que la science nous dit maintenant.

Les nuages qui montent à une haute altitude comme lors d'orages, les cumulonimbus comme celui-ci, peuvent culminer jusque dans la stratosphère, soit

de 8 000 à 18 000 mètres d'altitude. À ces hauteurs, l'air est très froid et la glace se forme facilement. Cette glace réfléchit vers l'espace les rayons du soleil, diminuant ainsi la quantité de rayonnement qui atteint  le sol et participe au réchauffement. La troposphère est de 15 Km de haut aux environs de l'équateur (l'air chaud monte) et de seulement 8 km aux pôles (car l'air frais occupe moins de volume).
C'est ce type de nuages qui peut apporter la grêle et/ou les éclairs. Ces nuages ont des courants ascendant très rapide ce qui propulse les cristaux de glace de plus en plus haut, leur donnant ainsi le temps de fusionner avec d'autres cristaux et de grossir jusqu'à ce qu'ils deviennent trop lourd et tombent au sol ; on sait qu'il faut des courants ascendants de plus de 200 km/h pour soutenir des grêlons de la grosseur d'un pamplemousse ; et on sait très bien les dommages parfois phénoménaux que peut occasionner la grêle.
Revenons à la glace dans les hauts nuages qui réfléchit une partie du rayonnement solaire vers l'espace, phénomène nommé albédo. On comprend que la quantité de glace est ce qui compte pour réduire le réchauffement, mais voilà, les cumulonimbus ne sont pas la norme chez les nuages et la majorité des nuages se maintiennent à plus basse altitude. En fin de compte, on comprend maintenant que les nuages  contiennent moins de glace qu'on ne le croyait, ce qui diminue d'autant leur albédo, leur capacité à réfléchir le rayonnement solaire vers l'espace. Donc, le réchauffement va s'accélérer environ 25% plus vite qu'on ne le croyait à la COP21. De nombreux autres facteurs accélèrent et amplifient le réchauffement). ... Il n'y a pas de bonnes nouvelles dans le domaine du réchauffement climatique. 

C'est le résultat de l'analyse des sept années d'observation de la mission de monitoring des nuages cloud-monitoring mission de la NASA. La source principale au sujet du réchauffement supplémentaire des nuages est ici et en Anglais et cette recherche, aussi en Anglais.


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     Où vont les nuages du réchauffement climatique?

Les nuages ne vont plus où ils allaient il y a à peine 30 ans.
Source d'information de ce qui suit, en Anglais.
À cause du réchauffement, et comme cela était prévu par les modèles numériques, la circulation des bandes de nuages se rapproche des pôles et l'épaisseur des nuages s’accroît, ce qui peut provoquer de fortes précipitations comme on l'a vu ces dernières années et décennies. La majorité des nuages ne se rendent pas à la stratosphère et par surcroît, il fait plus chaud qu'avant, ce qui explique pourquoi les nuages contiennent moins de glace et donc plus d'eau.

Ces deux phénomènes ont aussi un impact amplificateur/accélérateur sur le réchauffement climatique :
- en étant plus près des pôles, l'angle selon lequel le soleil les frappe est moindre, ce qui réduit leur albédo et de plus, laisse le soleil frapper sur le sol et l'eau sur les latitudes plus près de l'équateur : où se trouvaient les nuages auparavant.
- les nuages étant plus gros, ils contiennent donc plus de vapeur d'eau, un très puissant gaz à effet de serre.



     Récapitulons :

  1. moins de glace dans les nuages augmente le rythme du réchauffement 
  2. l'eau qui remplace la glace en moins augmente le rythme du réchauffement 
  3. la circulation des nuages décalée vers les pôles augmente le rythme du réchauffement
Je viens de lire que l'Amazonie se dessèche et que ces arbres ne capturent plus de carbone (CO2) ; tous ces arbres sont en train de mourir, ce qui accélère la croissance du taux de CO2 dans notre atmosphère, ce qui augmente aussi le rythme du réchauffement.

Il y a 61 boucles accélératrices connues dans le système climatique ; c'est comme avoir 61 accélérateurs sur son véhicule, et on ne fait rien qui en vaille la peine pour mettre des freins à ce système.


Pour terminer sur une spirale, voici celle de la perte du volume de glace sur l'océan Arctique de 1979 à 2016. Moins il y a de glace sur l’Arctique, plus l'océan se réchauffe vite, c'est une autre de ces 61 boucles...

Il est grand temps qu'on se sorte la tête des nuages,

D'autres graphiques sur ce site : https://sites.google.com/site/pettitclimategraphs/


J'écris pour informer, merci de partager mes articles.

mardi 12 juillet 2016

L'Europe Serait Relativement Plus à l'Abri du Réchauffement Climatique

D'abord, faisons taire les rumeurs (généralement véhiculées par l'industrie des combustibles fossiles) : pas d'ère glaciaire prévue pour le nord de l'Europe ou ailleurs : c'est quasi impossible dans le contexte actuel du réchauffement climatique même si ce n'est pas absolument définitif.

Même si le rythme du réchauffement peut ralentir sur de courtes périodes, il ne peut que continuer de s'accélérer de plus en plus au fil des décennies. De 1°C de réchauffement sur 120 ans, il passera bientôt à 1°C sur 20 à 30 ans, et ensuite, on prévoit qu'il va continuer d'accélérer de plus en plus rapidement pour atteindre, à supposer qu'aucune quantité importante de méthane ne s'échappe, 6°C vers 2100. À + 6°C de réchauffement global moyen, la survie elle-même sera au minimum, très difficile.

Je traduis : pour la période de janvier à mars de la moyenne 2014-2015 par rapport à la moyenne des années 1890 à 1910. Cependant, par rapport à la période juillet à septembre pour les mêmes années, le réchauffement total n'atteint que 4,4°C et non 10,1°C comme sur cette image. L'hiver Arctique se réchauffe beaucoup plus rapidement que l'été Arctique depuis 2 ou 3 ans. Mais allez explorer le site du GISS (un satellite) par vous-même, le lien est au bas de l'image.
Source : http://data.giss.nasa.gov/gistemp/maps/
Si nous sommes chanceux, nous n'atteindrons les fatidiques (selon le GIEC, mais c'est moins pour d'autres) 2°C de réchauffement vers 2026 ; mais si nous sommes malchanceux, il y a un potentiel de réchauffement de 10°C au cours des 10 prochaines années (mais même après 10 ans, ce potentiel demeure et signifie évidemment une extinction massive et rapide de la vie sur Terre). Source et explications : Arctic-News
À cause du réchauffement des océans, le méthane commence à s'échapper aussi du fond du Pacifique comme le montre cette photo.

Source : http://www.immortal.org/18896/ocean-methane-release-points-global-warming/
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     Comment l'Europe serait-elle relativement plus à l'abri du réchauffement climatique?

Depuis longtemps, les scientifiques disent qu'un réchauffement planétaire pourrait ralentir (et même arrêter) le grand courant planétaire qu'est la circulation thermohaline dont le Gulf Stream fait partie. Le Gulf Stream, un courant d'eau chaude originant du golfe du Mexique et entraîné par la circulation thermohaline se dirige en partie vers l'Angleterre et y apporte de sa chaleur, beaucoup de chaleur dont une grande partie a atteint l'Arctique et en accéléré la fonte.

Mais à cause de la fonte du Groenland, la circulation thermohaline ralenti et le Gulf Stream est de plus dirigé vers l'Europe. Un ralentissement du Grand convoyeur à été observé par le prof. Michael Mann et une équipe de chercheurs, et on sait entre autre que ce ralentissement a occasionné une hausse du niveau de l'océan le long de la côte est des USA.

Sur l'image ci-dessous, remarquez d'abord que le courant chaud, le Gulf Stream, ne se rend plus directement dans l'Arctique comme sur l'image précédente ; il a tendance à se rendre vers l'est à cause de la couche d'eau douce.
Source : Earth nullschool
Le ralentissement Grand convoyeur est causé par l'accumulation d'eau de fonte douce (provenant principalement de la fonte du Groenland) qui flotte à la surface de l'Atlantique nord parce que moins dense que l'eau salée. Cette masse d'eau douce entrave donc le Grand convoyeur et le Gulf Stream. puisqu'ils ne font qu'un depuis les Antilles. L'image qui suit est une carte des anomalies de température de surface maritime. On voit bien qu'une partie de la chaleur passe sous la couche d'eau douce qui est aussi plus froide maintenant.

Elle était passablement plus chaude il y a un mois cette zone et c'est fort possiblement parce que la fonte du Groenland s'est accélérée puisque l'été vient à peine d'y commencer.
Source : Earth nullschool
Tant qu'à parler de la fonte du Groenland, des scientifiques sont sur la glace pour y mesurer l'intensité de la fonte et essayer de mieux en comprendre le processus. On vient d'apprendre que le Groenland perd possiblement plus de masse par l'eau de la fonte que par les glaciers qui s'en détachent et tombent à la mer. Ils l’expliquent dans cette très récente vidéo que j'ai reçue ce matin de la part de https://climatecrocks.com/

Pour avoir les sous-titres en Français, il vous faut
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4 Choisir Français (la traduction est imparfaite)
NB. Il m'arrive de devoir mettre sur pause pour avoir le temps de lire/comprendre le texte qui n'est pas très exact.

Donc, au lieu de générer une ère glaciaire, ou à tout le moins engendrer du temps plus froid sur l'Europe, la déviation du Gulf Stream vers l'Europe va contribuer à réchauffer l'Europe, mais proportionnellement un peu moins que la moyenne globale. Ils terminent en disant que cela favorisait l'agriculture, accroissant ainsi l'écart entre pauvres et riches.

Morale de l'histoire? Personne n'est à l'abri du réchauffement climatique, la faune et la flore non-plus.

Lien vers l'étude dont je parle : Gulf Stream slowdown to spare Europe from worst of climate change, experts predict
Merci aux scientifiques qui ont réalisé cette étude.


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Comme le dit le climatologue Paul Beckwith : il faut déclarer une urgence climatique mondiale et prendre les mesures qui s'imposent le plus tôt possible pour :

  1. refroidir l'Arctique
  2. stopper nos émissions de CO2
  3. retirer le surplus de CO2 de notre atmosphère
  4.  
Merci de partager mes articles : j'écris pour informer les gens.

dimanche 3 juillet 2016

La Stupide Croyance Que 2°C Est Une Limite Sécuritaire

Si je n'ai rien dit au sujet de la COP21, c'est que je suis vraiment trop déçu alors que tous ces politiciens souriaient à pleines dents. D'ailleurs, ça faisait 20 COP et rien ne s'était fait. Depuis 1990, nos émissions de CO2 ont augmenté de 60% ; c'est du suicide collectif!
Source : Ed HawkinBasé sur la moyenne des températures de 1850 à 1900.

La première conférence mondiale sur le climat remonte à 1979, à Genève (Suisse).
Loin des 2°C dits sécuritaire, l'entente qu'on dit historique nous garantit au moins 3,5°C de réchauffement si on tient seulement compte du CO2, ou presque. Nous n'avons pas encore atteint les 1,°5 de réchauffement que l'Antarctique s'est réchauffé de 3°C et ce, seulement depuis 1960, pas depuis le début de l'ère industrielle (1750).

L'Arctique s'est réchauffée d'au moins 6°C depuis 1900, 9°C en certaines régions. Lorsque nous atteindrons 2°C de réchauffement global moyen, les températures de l'Arctique et de l’Antarctique auront presque doublé comparé à ce qu'elles sont aujourd'hui.

Des chercheurs, tel le glaciologue Éric Rignot, affirment qu'il est impossible d'arrêter la fonte de l'Antarctique (et celle du Groenland évidemment). Quand toutes ces glaces auront fondu, le niveau des océans sera de près de 66 mètres plus haut qu’aujourd’hui. 
Source : Takepart

Mais, la hausse du niveau des océans est un impact mineur comparé à ce que l’élévation de la température est. À cause du réchauffement, vers 2030 les océans seront généralement composés de zones mortes (plus de la moitié de leurs superficies) par manque d'oxygène. Voire cet article antérieur.

La terre a perdu 50% de sa biomasse : arbres, poissons, insectes, animaux dont une grande quantité de mammifères marins. La Vie est très sensible au réchauffement aussi ; 60 millions d'arbres sont morts depuis 2010 seulement en Californie. Les insectes nuisibles se multiplient car l'hiver est maintenant trop doux pour contrer leurs explosions de populations. Les épidémies, même celles de virus marins, sont en hausse exponentielle ; nos océans se meurent. Voire cet article antérieur.

Quand le climat commence à se réchauffer, une série de boucles à renforcement positif se met à amplifier et accélérer le réchauffement planétaire. On connaît maintenant plus de 60 de ces boucles et on n'en connaissait guère plus de 20 il y a 2 ans. Rappelons que nous avons été prévenu depuis les années 1970, et même avant, des dangers que posait le réchauffement du climat à cause de nos émissions de gaz à effet de serre. 

     Le futur... Selon cette estimation, nous dépasserons les 2°C vers 2025. 

Mais selon d'autres, il y a le potentiel pour 10°C de réchauffement d'ici 10 ans, tout dépend des hydrates de méthane de l'Arctique.
Source : Ed HawkinBasé sur la moyenne des températures de 1850 à 1900.

Gardez en tête que ça prend 10 ans avant que le CO2 n'atteigne son plein potentiel de réchauffement. 

Même si on cessait demain matin toute nos émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre (GES), la terre continuerait de se réchauffer pendant un siècle au moins à cause des  boucles à renforcement positif. Il faut absolument cesser nos émissions de GES et trouver un moyen pratique et efficace pour les retirer de notre atmosphère tout en mettant en place des mesures de géo-ingénierie pour refroidir la Terre et surtout l'Arctique avant que le méthane ne s'échappe du fond marin de l'océan Arctique.
Sinon, c'est l'extinction assurée. Voire cet article antérieur.

Comme le dit le climatologue Paul Beckwith : il faut déclarer une urgence climatique mondiale et prendre les mesures qui s'imposent le plus tôt possible pour :
  1. refroidir l'Arctique
  2. stopper nos émissions de CO2
  3. retirer le surplus de CO2 de notre atmosphère

     Nous sommes notre propre météorite!